La force pour résister aux épreuves, à la persécution…

Nous emploierons un mot grec afin de désigner cette force, selon la Bible, c’est-à-dire « Ischus » : la force pour vaincre, dominer le péché, la colère et développer la maitrise de soi. La force pour résister aux épreuves, à la persécution. La force pour résister à la tentation, au découragement, la force pour construire des fondations solides ; la force pour avoir une grande efficacité, par exemple dans la prière :
« Ischus » signifie avoir un pouvoir démontré par des faits extraordinaires, avoir la force pour vaincre le péché, être capable de résister et conserver la foi dans les situations difficiles.
Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus (Ischus) qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Matthieu 5.13
Le sel donne une saveur aux aliments. Nous disons qu’un aliment sans sel est insipide, sans goût, en quelque sorte sans autorité, sans force. Le sel, également, permet de conserver les aliments ou d’éloigner la putréfaction ou la pourriture, la destruction, la mort. Dans cette situation le sel exerce son « Ischus ». C’est une image pour nos vies. L’« Ischus » donne de la saveur à nos vies qui se manifeste par des témoignages qui donnent le désir de nous ressembler. Cela interpelle, amène les personnes qui nous côtoient à poser des questions. Le sel sans saveur symbolise la perte de l’«Ischus » ou son absence de nos vies.
Lorsqu’il fut sur l’autre bord, dans le pays des gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent devant lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait (Ischus) passer par là, personne n’osait s’opposer à eux ou personne n’osait leur résister. Matthieu 8.28
Cela signifie que personne n’était équipé de l’ « Ischus » de Dieu pour les dominer. Ces deux hommes manifestaient la puissance des ténèbres ou diabolique et la force physique ou naturelle n’avait aucun pouvoir sur eux.
Mais Jésus va manifester qu’il est bien équipé avec « Ischus », la force pour dominer sur le monde des ténèbres : Ayant vu Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui, et s’écria d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas. Marc 5 : 6 et 7
(Remarquons ici que « Ischus » donne la capacité de tourmenter les démons).
Nous continuons la suite : ils vinrent auprès de Jésus et ils virent le démoniaque, celui qui avait eu la légion, assis, vêtu dans tout son bon sens.
Marc 5 : 15
Donc l’ « Ischus » a donné à Jésus le pouvoir de dominer, chasser, commander aux démons, sur les forces du mal et de libérer cet homme qui était dominé par des démons. Ces démons dominaient eux-mêmes, à travers cet homme, sur cette région et ses habitants en effrayant, en communiquant la peur. Les habitants du pays fuyaient, tremblant devant cet homme. Là nous constatons que l’ « Ischus » dont Jésus est revêtu est plus grand que toutes les forces du mal réunies, puisque cet homme était dominé par deux mille démons environ.
Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, qui avait dépensé tout son argent pour les médecins, sans qu’aucun ait pu (Ischus) la guérir. Luc 8.43
Cela nous montre que la maladie a une origine spirituelle. Les médecins essayaient de « dominer » cette maladie avec leur « Ischus » naturel, pour l’expulser du corps de cette femme. Tous échouèrent dans cette entreprise, dans ce combat pour libérer cette malade. Il faudra l’ « Ischus » de Jésus pour faire fuir cette maladie, pour dominer cette maladie : Elle s’approcha par derrière (de Jésus) et toucha le bord de son vêtement. Au même instant, la perte de sang s’arrêta. Luc 8 : 44
Ici nous constatons que c’est la foi de cette malade qui a mis en action l’« Ischus » de Jésus.
L’« Ischus » de Dieu est spirituel, surnaturel et son action agit dans le monde spirituel, d’une manière surnaturelle pour nous les hommes, mais naturelle pour Dieu et ceux qui vivent dans son royaume.
Jésus les ayant entendus leur dit : ce ne sont pas ceux qui se portent bien (Ischus) qui ont besoin de médecins, mais les malades. Matthieu 9 : 12
Même si cette parole est adressée comme un reproche par Jésus aux pharisiens, toutefois nous en tirons cet enseignement : être en bonne santé, c’est exercer une autorité, une domination ou l’ « Ischus » sur la maladie.

Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite car je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront (Ischus) pas. Luc 13 : 24
Par ce verset, Jésus nous dit que la vie chrétienne est faite de choix selon la Parole de Dieu. La porte étroite et l’unique porte du royaume de Dieu, c’est Jésus. Il est le chemin étroit alors que le monde nous offre un chemin large, facile, tout en descente. Pour résister aux convoitises du monde c’est-à-dire à la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil du monde, soyons équipés de l’ « Ischus » de Dieu pour combattre, dominer, avoir pouvoir sur toute la vie de facilité que nous offre le monde et qui nous mène à la destruction. Maintenant, nous allons voir Jésus aux prises avec les chefs des pharisiens qui lui reprochent d’avoir guéri un homme hydropique le jour du sabbat. Voici la réponse de Jésus donnée à ceux qui lui adressaient ce reproche : Puis il leur dit : Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retirera pas aussitôt le jour du sabbat ? Et ils ne purent (Ischus) rien répondre à cela.
Luc 14 : 5 et 6
Là encore, nous constatons que cette discussion est d’ordre spirituel : l’esprit religieux contre le Saint-Esprit. Jésus est animé, agit par le Saint-Esprit. L’esprit religieux essaie de le contrôler à travers les chefs religieux. Ils ne purent (Ischus) : ces mots démontrent que les chefs religieux n’avaient pas l’ « Ischus » pour dominer Jésus ou le Saint-Esprit. Par contre Jésus exerça son « Ischus » sur l’esprit religieux en le dominant. Il l’a réduit au silence, il l’a rendu muet. De ce fait, les chefs des pharisiens ne purent rien répondre à Jésus et ils ne purent agir contre le Saint-Esprit.
Cet exemple nous enseigne, combien il est important pour nos vies de savoir manier, utiliser l’ « Ischus » que Dieu nous donne pour dominer, non pas les personnes, mais l’esprit qui les contrôle et cherche à nous effrayer, à nous dominer, à nous décourager, à nous intimider, à nous déstabiliser. Là encore, nous avons besoin de l’« Ischus » de Dieu pour résister : Car lequel d’entre vous, s’il veut bâtir une tour ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voit s’il a de quoi terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse (Ischus) l’achever et, que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler ou se moquer. Luc 14.28.29
Le constructeur de cette tour symbolise notre engagement avec Jésus qui doit évoluer vers le haut, comme une tour, non descendre et encore moins être abandonné, sinon notre entourage se moquera de nous. L « Ischus » de Dieu nous permettra de dominer sur l’adversité qui va essayer de nous stopper, ou même de nous convaincre d’abandonner. L’ « Ischus » de Dieu va nous permettre d’être prévoyant en nous tenant assis dans le lieu secret afin de recevoir tout ce qui nous est nécessaire : force, stratégie, révélations, directives du Saint-Esprit.

Quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, de celle des Cyrénéens et celle des Alexandrins, avec des juifs de Cilicie et d’Asie, se mirent à discuter avec lui (Etienne) Mais ils ne pouvaient (Ischus) résister à la sagesse et à l’Esprit par lequel il parlait. Actes 6 : 9 et 10
Là, nous voyons Etienne, avec l’ « Ischus » de Dieu, dominer et résister à tous ses adversaires. De nouveau, nous assistons à un combat spirituel entre les hommes, entre l’esprit religieux qui anime ces juifs et le Saint-Esprit dont était revêtu Etienne. Ces juifs n’avaient pas l’ « Ischus » pour résister. Comme ils n’admettaient pas leurs échecs, ils résolurent de lapider Etienne. Ils menèrent un combat contre l’« Ischus » d’Etienne avec leur « Ischus » naturel dans le but d’évacuer un sentiment d’échec ou de domination.
Un jour, un scribe posa cette question à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements. Jésus lui répondit : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur ; et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force (Ischus). Marc 12 : 29 et 30
A nouveau, nous constatons que nous avons besoin de l’ « Ischus » de Dieu afin d’avoir la capacité de l’aimer de tout notre être, dominer nos pensées et aimer notre prochain comme nous-mêmes. Le programme donné par Jésus est vaste. Aimer une personne sympathique semble normal et agréable. Aimer une personne grincheuse, amère demande beaucoup plus d’efforts. Seul l’« Ischus » de Dieu nous le permettra.

Le monde des ténèbres sait si nous avons une intimité avec Jésus et une obéissance à la Parole de Dieu : Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du Seigneur Jésus en disant : je vous en conjure par Jésus que Paul prêche ; l’esprit malin leur répondit : je connais Jésus et je sais qui est Paul, mais qui êtes vous ? Et l’homme dans lequel était l’esprit malin s’élança sur eux, se rendit maître de deux d’entre eux et les maltraita (Ischus) de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus et blessés. Actes 19 : 13 à 16
Il est important d’être revêtu de l’ « Ischus » de Dieu pour dominer sur le monde des ténèbres. Ceci est vrai pour les anges également : Il y eut guerre dans le ciel, Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts (Ischus) et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Apocalypse 12 : 7 et 8
L’ « Ischus » permet d’avoir une grande efficacité dans la prière : Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ». La prière agissante du juste a une grande efficacité (Ischus). Jacques 5 : 16
Efficacité signifie : capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d’efforts, de défense. Avoir un pouvoir démontré par des faits extraordinaires, avec la force pour vaincre sur les forces du mal, être capable de résister, oser employer, manier le pouvoir, être en bonne santé, être robuste, avoir une grande efficacité dans la prière.
Contraire = impuissance devant une solution.
L’ « Ischus » donne l’autorité dans la prière, donne une percée dans les lieux célestes. Bien sûr accompagné de la foi, l’ « Ischus » permet de dominer sur les situations et de voir les fruits.
En résumé, nous disons que combattre l’adversaire et ses œuvres ne résulte pas seulement d’une action à mener dans un combat. Mais cela se prépare en se formant, en s’édifiant, en apprenant à connaître les ruses, les stratégies de l’ennemi. Il nous faut évaluer sa force, espionner son camp comme une armée en guerre envoie des espions pour connaître les positions de l’adversaire. Posons-nous encore cette question :
« Dois-je entreprendre le combat seul ou en groupe ? »
Meilleure sera notre formation, meilleur sera notre succès. Retenons ce principe : se former c’est prévoir.
Vivons dans la victoire de Jésus… et sachons qui est réellement l’adversaire de Dieu et le nôtre : un archange dépouillé de son autorité usurpée (Exousia), volée à Adam et Eve.
Dans le naturel, un soldat doit se préparer à combattre. Il apprend à connaître les différentes armes mises à sa disposition et qu’il devra utiliser. Il reçoit une formation spécialisée soit pour le combat de montagne, de plaine, dans les airs ou sur mer.
Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ». 2 Timothée 2 : 4
Il en est de même pour nous ; Jésus veut nous enrôler dans son armée céleste. Donc abandonnons toutes armes naturelles, c’est-à-dire de la chair, et combattons avec les armes spirituelles que Jésus nous propose ; ainsi nous lui serons agréables et nous gagnerons des victoires pour sa gloire.
Jésus nous pousse et nous invite à aller de l’avant avec l’équipement reçu ! Ischus.
Maintenant, c’est le moment de se poser la question : comment utilisons-nous chacune de ces cinq puissances ? Nos réponses auront des conséquences éternelles.
A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité (Exousia) sur toutes les nations. Apocalypse 2 : 26
Ceux qui donnent ce qu’ils ont reçu et vivent selon l’enseignement reçu, apportent une grande joie à Jésus et une récompense les attend.
Notre vie peut être comparée au développement d’un arbre, un pommier par exemple parce que c’est un arbre destiné à porter des fruits et même beaucoup de fruits. Il est constitué de nombreuses racines, d’un tronc et de nombreuses branches. Son développement est conditionné par la qualité du terrain. De la qualité de ses racines va dépendre le développement de ses branches et de la qualité de son enracinement résultera la résistance à la tempête. Il en est de même pour nos vies.
Cet enseignement que nous venons de voir : Ischus nous est donné pour fortifier la qualité de nos fondations, de nos racines. Certes, nous sommes plus enclins à rechercher le développement de nos branches et nos feuilles (c’est-à-dire la partie visible de notre personnalité) que celui de nos racines, ce qui plaît à notre ennemi. Là, nous nous trompons d’objectif. Dieu s’occupe de la partie visible de notre être ; même il taille les branches. Il émonde le sarment afin qu’il porte davantage de fruits et retranche tout sarment qui ne porte pas de fruit.
Jean 15 : 2

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