Ils sont sortis du chronos pour rentrer dans le kaïros de Dieu (exemples)

Matthieu 14 : 28 et 29 : Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

En invitant Pierre à marcher sur l’eau Jésus lui offre de rentrer dans une nouvelle dimension, celle de la foi, qui représente la clé pour rentrer dans les lois surnaturelles du royaume de Dieu, ou le naturel de Dieu.

Cet espace de temps que lui ouvre Jésus est relativement court : le temps que Jésus parcourt la distance qui le séparait du bateau, peut-être une cinquantaine de mètres. Pierre la saisie, malgré les qu’en-dira-t-on des autres disciples. La sortie du bateau, de Pierre, en rompant avec les lois naturelles, ressemble fortement au premier kairos que tout être humain est appelé à vivre. Il se produit lors de la naissance par la rupture de la poche des eaux au moment de l’accouchement. Il s’agit d’un kairos de Dieu selon :

Psaumes 71- 6 : c’est toi qui m’as fait sortir du sein maternel.

Psaume 22 10 : oui tu m’as fait sortir du sein maternel.

 Depuis le jour de sa conception jusqu’au jour de sa naissance, l’enfant vit dans le chronos de Dieu ou des lois naturelles que Dieu à donné pour que cette semence de vie deviennent mature afin de rentrer dans le kairos de la naissance.

Nous pouvons appliquer ce même principe à la nouvelle naissance ou la naissance spirituelle.

La deuxième naissance est le miracle d’une métamorphose, à l’instar de la chenille qui rampe à terre mais se transforme, un jour, en un papillon libre dans le ciel. Naître de nouveau c’est recevoir la vie d’en haut, à la conversion. Cette naissance divine s’opère quand le Saint-Esprit vient habiter en tout homme qui se repent et croit en Jésus 3.16). Elle figure dans les registres du livre de vie.

Tant que la chenille rampe à terre elle se tient dans le chronos. Par le miracle du kairos elle se transforme en un joli papillon. Mais avant de passer à deuxième stade, la larve doit briser son cocon. Son cocon peut devenir son cercueil. Toutefois il est intéressant qu’avant de s’enfermer dans son cocon, elle choisit de se lier à une branche en se tenant dans la position verticale, c’est-à-dire la tête vers le ciel. Elle doit percer elle-même son cocon en utilisant la force de ses muscles. Personne ne doit l’aider à briser son cocon sinon ses ailes n’auront jamais la force de voler. Le papillon sortira un jour de soleil pour que ce dernier puisse sécher ses ailes rapidement.

De même, c’est par une nouvelle vision de Dieu que  Jacob  devient  Israël.

Genèse 32 : 24 à 28 : Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne le maîtrisait pas, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni. Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.

Jacob est passé du « usurpateur » au prince de Dieu, en quittant le chronos charnel en passant par le Kairos, le temps de Dieu pour sa vie, sa destinée. Tout cela s’est réalisé dans un temps très court : une nuit. Là aussi il a bien eu une rupture, une brisure puisque Jacob est ressorti boiteux de ce combat.

Genèse 32 : 3: Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.

  Moise le fugitif, devient le libérateur du peuple Hébreu

Exode 3 : 2 à 5 : et 9 à 12 : L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point.

 Moïse dit : Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point. L’Eternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Voici, les cris d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Egyptiens.

 Maintenant, va, je t’enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les enfants d’Israël. Moïse dit à Dieu : Qui suis–je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d’Egypte les enfants d’Israël ? Dieu dit : Je serai avec toi ; et ceci sera pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie : quand tu auras fait sortir d’Egypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne.

Ce jour là Dieu invite Moïse à quitter le chronos dans lequel il vit depuis 40 ans en gardant le troupeau de son beau-père. En quelques instants le kairos de Dieu va changer radicalement sa vie. Même s’il argumente avec Dieu pour s’esquiver en prétextant qui sa langue est lourde. Dieu trouve la solution en lui envoyant un porte parole. Son frère Aaron. Il sort complètement transformé de cette rencontre avec «  Je Suis » c’est-à-dire Jésus lui-même. Là encore nous remarquons une rupture, une brisure entre l’ancien et le nouveau Moïse.

Hébreux 11 : 24 à 25 et 27 : C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi. C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon. C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.

Remarquons s’il est encore nécessaire que la brisure ou la rupture ne suffit pas, elle s’accompagne toujours d’une mesure de foi exercée

David le rejeté,  avant de devenir l’homme selon le cœur de Dieu. Il devra lui aussi connaître la rupture pour sortir du chronos avant de rentrer dans le kairos de Dieu : 1 Samuel 17 : 28 et 29 : Eliab, son frère aîné, qui l’avait entendu parler à ces hommes, fut enflammé de colère contre David. Et il dit : Pourquoi es tu descendu, et à qui as–tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton coeur. C’est pour voir la bataille que tu es descendu. David répondit : Qu’ai–je donc fait ? Ne puis–je pas parler ainsi ?

Ensuite David connaît le rejet de son beau-père, plusieurs fois il a essayé de le tuer. Saül promet sa fille en mariage à l’homme qui délivrera Israël du géant Goliath. David tue Goliath, alors Saül demande une condition supplémentaire pour donner sa fille en mariage : Lui apporter cent prépuces de philistins, car il espère que David périra au cours de se combat, mais David en ressort vainqueur. Voilà les étapes que David franchira dans le chronos afin de rentrer dans le kairos de Dieu : Devenir le roi d’Israël, il en a déjà reçu l’onction.

 Saul de Tarse le meurtrier,  devient Paul, l’apôtre  de l’Eglise

Actes 9 : 2 à 6 : Comme il était en chemin, et qu’il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.  Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes tu ? Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Tremblant et saisi d’effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.

 Chaque nouvelle révélation de Dieu nous fait prendre conscience de nos possibilités, de nos opportunités, de nos forces et de l’immensité de notre potentiel. C’est la vision qui déclenche en nous la passion, la motivation et la détermination à payer le prix. C’est encore elle qui fait voir l’invisible, avant d’accomplir l’impossible, qui nous pousse à l’action lorsqu’elle est associée à la foi. Sans révélation, sans nouvelle instruction du Seigneur, nous ferons ce que nous avons toujours fait dans le passé.

Et quelqu’un a dit : « Si vous continuez de faire ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez ce que vous avez toujours eu ». Rien ne changera. Et prendre des résolutions, si bonnes soient-elles, ne suffira pas, car la plupart d’entre elles s’estompent au bout de quelques semaines.

Proverbes 29 :18 « Quand il n’y a plus de révélation divine, le peuple se laisse aller. Heureux celui qui obéit à la Loi de Dieu ! »

C’est ainsi que nous expérimenterons une nouvelle dimension et non pas une nouvelle année.

Comment passer du temps CHRONOS pour rentrer dans le temps KAÏROS ?

Comment passer dans ce temps qui nous élève vers Dieu ?

Nous ne sortirons pas du CHRONOS sans déchirure, sans rupture, sans renoncement, sans séparation, si douloureuse soit-elle.

Le CHRONOS  nous tient comme enfermés dans la tradition, dans les habitudes, dans les liens de relations que Dieu désire nous voir abandonner.

Reprenons l’image de l’avion, ci-dessus ; il doit s’arracher à l’attraction terrestre, pour s’élever vers sa destination et sa destinée : VOLER !

En voici un premier exemple : regardons l’appel de  Jésus : Marc 1 :14 à 20 : Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Evangile de Dieu. Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez–vous, et croyez à la bonne nouvelle.  Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez–moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent.

 Etant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets. Aussitôt, il les appela ; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils le suivirent.

C’est après la décapitation de Jean, son cousin, que Jésus annonce que le temps (KAIROS) est accompli. Il part pour rejoindre la Galilée, c’est-à-dire, la région où il va appeler ses disciples.

Nous relevons plusieurs ruptures :

  • La mort de Jean-Baptiste

A cause de sa mort, ses disciples n’ont plus de leader spirituel. C’est le temps de sortir du CHRONOS pour rentrer dans le KAÏROS de Dieu qui consiste à ne plus regarder en arrière, mais en avant, en fixant leur regard sur Jésus et en le suivant.

Jésus passe sur le bord du Lac de Galilée ; là, il voit des pêcheurs en plein travail : Simon et son frère André, jettent leur filet dans la mer, puis c’est le tour de Jacques et de Jean, qui étaient dans une barque et réparaient leurs filets.

Jésus leur adresse le même appel : « Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ».  Par ses paroles, Jésus leur présente ou leur ouvre la porte au KAÏROS de Dieu. Ils restent, bien sûr, libres d’y entrer ou de refuser. Il n’est pas écrit que Jésus leur a donné quinze jours ou un mois pour réfléchir..

  • Aussitôt, Pierre et Jean, laissèrent leurs filets et le suivirent.
  • Aussitôt, également, Jacques et Jean laissèrent leur père Zébédée, dans la barque et les ouvriers.

Dans les deux cas, il y a eu rupture, abandon, pour rentrer dans le KAÏROS : Rupture avec le métier, le matériel, rupture avec la famille, rupture avec les « qu’en dira t-on » du voisinage, du monde. (Notons que Zébédée, signifie l’Eternel a donné, comme le dit le chant : « Tu nous donnes et tu reprends, Béni soit ton Nom !

La Bible attire l’attention sur le fait que Jésus appela des hommes qui étaient actifs, en plein travail et non des oisifs. Il en est de même pour Matthieu assis au bureau des péages : Matthieu 9 :9 : De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis–moi. Cet homme se leva, et le suivit.

Par contre, concernant  Nathanaël,  Jésus  l’a vu alors qu’il se tenait sous le figuier. Jésus ne l’a pas appelé.

Jean 1 :45 à 49 : Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Philippe lui répondit : Viens, et vois. Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude. D’où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.

 

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