Dieu n’est pas loin de chacun de nous

 Où irais-je loin de ton Esprit, Et où fuirais je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.  Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer. Là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira.  Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi. Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière.                                                                        Psaume 139 : 7 à  12

Ces versets nous montrent, que le regard du Père est toujours posé sur chacune de nos vies, comme un projecteur, non pour éblouir, mais pour attirer. Comme les phares qui éclairent et guident les bateaux la nuit.

« Son père le vit »

Dieu n’est pas loin de chacun de nous : Il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous.                                                                                          Actes 17 : 27

Si nous ne sentons plus sa présence, c’est que nous nous sommes éloignés de lui : par des préjugés, par des mauvaises pensées, par la souffrance, par de mauvaises expériences, ou la culpabilité, etc.

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

                                                                                                                   Esaie 55 : 8 et 9

2-le père est ému de compassion :

Les miracles que Jésus accomplissait dans les Évangiles sont plus les conséquences ou le fruit de sa compassion que de sa puissance. En voici quelques exemples :

Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de bergerie. Matthieu 9 : 36

Jésus s’arrêta, les appela, et dit : Que voulez vous que je vous fasse ?  Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. Emu de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.                         Matthieu 20 : 32 à 34

 

Lorsqu’il approcha de la porte de la ville, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle une importante foule de la ville. Le Seigneur la vit ; il fut ému pour elle et lui dit : Ne pleure pas ! Il s’approcha et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te l’ordonne, réveille-toi ! Et le mort s’assit et se mit à parler. Il le rendit à sa mère.                            Luc 7 : 12 à 15

La Bible nous dit également que Jésus accomplissait toujours ce que le Père lui montrait ou ce qu’il voyait faire au Père. Le Père, rempli de miséricorde manifestait ses entrailles de miséricorde en montrant à Jésus ce qu’il devait accomplir lui-même, avec ses entrailles de miséricorde. À chaque fois que Jésus était ému de compassion, cela lui venait du Père. Remarquons que Dieu ne nous sauve pas toujours de nos circonstances mais il intervient dans nos circonstances, si nous le lui demandons.  Il est le même hier aujourd’hui et pour toujours.

Dieu est miséricordieux: L’Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté.  Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours.                                                                            Psaume 103 : 8 et 9

Dans le psaume 136, il est écrit 26 fois : «  car sa miséricorde dure à toujours ».

Un serviteur de Dieu bien connu dit : la miséricorde est une corde lancée par Dieu vers notre misère. C’est à nous de l’attraper comme une bouée de sauvetage. Nous pouvons la saisir,  l’agripper et nous laisser attirer jusqu’à lui, ou bien la laisser tomber.

3-Le père court à sa rencontre :

Imaginons un père qui court ! C’est vraiment une image dynamique qui n’a rien à voir avec les statues des dieux chinois ou de l’Inde qui nous sont présentés : assis, indolents, couchés sur le côté, assis les jambes croisées, etc.

Cela est important de voir que notre Dieu court, qu’il ne soit pas immobile. Car nous devenons ce que nous adorons. Ceux qui adorent des figures statiques,  deviendront des chrétiens statiques, etc.

Leurs idoles sont de l’argent et de l’or, Elles sont l’ouvrage de la main des hommes. Elles ont une bouche et ne parlent point, Elles ont des yeux et ne voient point,  Elles ont des oreilles et n’entendent point, Elles ont un nez et ne sentent point. Elles ont des mains et ne touchent point, Des pieds et ne marchent point, Elles ne produisent aucun son dans leur gosier.  Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, Tous ceux qui se confient en elles.

Psaume 115 :  4 à 8

 Si nous adorons un père qui court, alors notre foi sera  dynamique et nous allons gagner en dynamisme. Nous comprenons mieux Paul quand il nous parle de combattre le bon combat, ou d’achever sa course et de garder la foi : J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.                                    2 Timothée 4 :7

Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus–Christ.                         Philippiens 3 : 13 et 14

En courant vers son fils, le père, nous montre tout ce qu’il y a de  vain et d’inutile dans la religion. Car la religion a besoin d’un fossé entre Dieu et l’homme et ensuite elle cherche le moyen de le combler. Ainsi  le Père annule toute la gloire que la chair pourrait retirer, d’un quelconque rapprochement de Dieu par ses efforts. Nous avons tous en mémoire, l’initiative que prirent Adam et Ève, après avoir goûté aux fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : ils virent qu’ils étaient nus. Ils cherchèrent à se couvrir afin de se rendre acceptables, à leurs propres yeux et cacher leur honte, pour se présenter devant Dieu : Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.                                                     Genèse 3 : 7

Les religions fonctionnent toutes sur un modèle unique. Elles posent toute une distance infranchissable entre le ciel et la terre, entre Dieu et l’homme. Ensuite elles proposent des solutions pour essayer de  gravir les marches de l’escalier qui nous séparent de Dieu. Car il s’agit bien d’une ascension que certaines personnes parcourent sur leurs genoux,  afin d’obtenir miséricorde.

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.  Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.                                                                    Ephésiens 2 : 8 et 9

Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.                                                                                                                        Jean 14 :6

et, par lui, de tout réconcilier avec lui–même, aussi bien ce qui est sur la terre que  ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.                                                                                                                   Colossiens 1 : 20

Ce verset nous montre qu’en Jésus il n’y a plus de séparation entre le Père et nous, entre le ciel et la terre. C’est bien ce qu’exprime le Notre Père : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

En Christ Jésus, Dieu s’est chargé de notre péché et de nos infirmités. Dans ses meurtrissures, nous sommes guéris et pardonnés. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités ; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.                                                                     Michée 7 : 19

Le père se jette à son cou

 En se jetant au cou de son fils cadet le père abolit toute la distance mise entre lui et son fils. Cela correspond vraiment à ces versets du: Tu m’entoures par derrière et par devant et tu mets ta main sur moi.                                                                    Psaume 139 :5

Se jeter signifie : se presser sur… prendre possession de, s’emparer, tomber dans une étreinte. Imaginons toute la dynamique que nous révèle  cet acte : se jeter au cou d’une personne.

Ici nous retrouvons tout le sens des paroles que le Père a déclarées à Jésus le jour de son baptême : Tu es mon fils bien-aimé en qui je mets toute mon affection                                                                                                              Marc 1 :11

 

En le prenant dans ses bras, le père se fait lui-même comme un vêtement pour son fils. Le plus beau des vêtements : Le vêtement de l’amour: avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, car l’amour couvre une multitude de péchés.                                                                                  1 Pierre 4 : 8

Le Père oublie toutes les souffrances que lui a provoquées son fils, par son éloignement. Imaginons la joie dans le ciel, lors du retour de Jésus après sa résurrection. Il a quitté son Père pour des motivations différentes : nous annoncer la bonne nouvelle de la réconciliation. Cela lui a valu, ainsi qu’à son Père, un peu plus de quatre années de séparation. Entre les deux, sur la croix, Jésus s’est écrié : Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?

En mourant sur la croix, Jésus a renversé, annulé, mis à mort toute religion. Les religions sont tirées de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est bien l’arbre de la connaissance du bien et du mal que Jésus a choisi pour être crucifié. Comme il n’est pas resté au tombeau, mais il est ressuscité, par ce choix il a condamné l’arbre de la connaissance du bien du mal et tous les fruits qui peuvent en être tirés. Du même coup il annule toute distance entre Dieu et l’homme. Cela nous démontre l’inutilité de toute religion.

Cette réalité est encore plus précise pour les hommes et les femmes, les fils prodigues qui acceptent de passer par la nouvelle naissance. À ce moment-là Dieu vient habiter leur cœur, il a vraiment aboli toute distance entre lui-même  et l’homme. C’est la plus grande communion qui puisse exister. Dieu qui vient habiter le cœur de sa créature. Cela est tellement vrai qu’il en fait un fils ou une fille à qui il donne son ADN divin, par le sang de Jésus qui coule dans nos veines.

Pourtant dans le verset suivant, ce jeune fils, se déclare ne plus être digne d’être appelé fils: Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » :                                               Luc 15 : 21

Par ces paroles, à nouveau il a failli réintroduire une distance, que le père semble ne pas voir, ou ne veut pas voir, ou ne veut pas entendre.

Personne ne peut nous séparer de l’amour du Père, sauf nous-mêmes, par le rejet ou l’orgueil quand nous le refusons. Ou  quand nous cherchons à mériter cet amour du Père par nos efforts ou notre bonne conduite : Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,  ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus–Christ notre Seigneur.                                          Romains 8 : 35- 38 et 39

Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas ; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, Il ne s’attirerait que le mépris.  Cantique des cantiques : 8 : 7

Jésus nous offre encore une clé importante qui nous permettra de mieux connaître le Père : Ils lui dirent : Que devons-nous faire, pour accomplir les œuvres de Dieu ? Jésus leur répondit : l’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.                                                                         Jean 6 : 28 et 29

Si nous croyons en Jésus, nous connaîtrons celui qui l’a envoyé : le Père et c’est ainsi que le voile sera levé.

 

 

 

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