Comme le pommier, Jésus n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards

 Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon bien–aimé entre les jeunes gens. A son ombre, j’ai désiré m’asseoir, et son fruit est doux à mon palais.                                                                             Cantique  des cantiques 2 : 3

Ou selon la version Parole Vivante : un arbre à fruits au milieu de la forêt, voilà celui que j’aime parmi les jeunes hommes et ses fruits sont doux à son palais.

 Quelle différence y a-t-il entre un pommier planté au milieu d’une forêt et les arbres qui la composent : sapins, cèdres, chênes, etc.? Tous le dominent en taille et en prestance et s’élèvent fièrement vers le ciel. Le pommier fait figure de nain aux yeux de ces arbres.

Est-ce la place d’un pommier au milieu de tous ces arbres ? Non bien sûr.

De même, était-ce la place de Jésus au milieu des deux brigands crucifiés sur le mont Golgotha ? Humainement non.

Pourtant, parmi tous ces arbres, le pommier est le seul qui porte de bons fruits : doux, sucrés, rafraîchissants. Les autres arbres ne produisent pas de fruits, du moins pas comestibles. Ils n’ont que des feuilles à offrir. Les feuilles symbolisent les œuvres de la chair, qui seront détruites par le feu.

A côté des autres arbres de la forêt, le pommier est comme Jésus qui n’a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards et son aspect n’a rien pour nous plaire.

Esaïe 53 : 2

Les autres arbres surpassent tous en taille le pommier. Ils attirent les regards et suscitent l’admiration par leur beauté. Ils manifestent l’orgueil, l’individualisme ou la vanité des choses de la vie, ils se séduisent eux-mêmes, ils croient être quelque chose mais ne sont rien. Ils symbolisent les hommes qui n’ont pas la crainte de Dieu, ils ne connaissent pas la repentance, tout juste peuvent-ils se tenir dans une relation émotionnelle, mais pas dans une relation d’alliance.

Déjà la hache est à la racine de ces arbres.                                     Matthieu 3 : 10a

 La Bible nous présente des exemples d’hommes qui ressemblent à ces arbres dont il est parlé dans notre verset de base: Ils attirent les regards, séduisent, manipulent. Ils sont indépendants, rusés. Toute leur énergie se concentre à construire leur empire, ils s’établissent comme empereur ou comme roi. Comme exemple, nous choisissons Absalom, fils du roi David.

En préalable, disons que dans la famille de David, nous trouvons un héritage ancestral très lourd. En effet, dans la généalogie du roi David, la Bible cite Rahab dite la prostituée et Ruth qui est d’origine Moabite. Ce peuple est né d’un inceste entre Lot et l’une de ses filles. Bien sûr, cet héritage nous le retrouvons chez tous les enfants de David.

 Dans tout Israël il n’y avait personne qui fût autant admiré pour sa beauté qu’Absalom ; de la plante du pied au sommet de la tête, il était sans défaut.

                                                                                                                1 Samuel 14 : 25

C’est un séducteur, un habile manipulateur, rusé et menteur, il est orgueilleux, jaloux. Il instaure sa propre justice en manigançant un crime, il est assoiffé de pouvoir et s’autoproclame roi à la place de son père.

Resituons l’histoire

Absalom avait une sœur nommée Tamar. Un demi-frère, Ammon, abuse d’elle et Absalom, pour la venger, le fait tuer par ses serviteurs. Il tend un guet-apens à son demi-frère. Pour cela, il attend l’occasion de la tonte des moutons. Il organise une fête à laquelle il invite tous les fils du roi, tous ses demi-frères. Il insiste auprès de son père, le roi David pour qu’Ammon soit présent. À la fin du repas il donne cet ordre à ses serviteurs : Faites attention quand le cœur d’Amnon sera égayé par le vin et que je vous dirai : Frappez Amnon ! Alors tuez-le ; ne craignez point, n’est-ce pas moi qui vous l’ordonne ? Soyez fermes, et montrez du courage ! Les serviteurs d’Absalom traitèrent Amnon comme Absalom l’avait ordonné. Et tous les fils du roi se levèrent, montèrent chacun sur son mulet, et s’enfuirent.                         2 Samuel 13 : 28 et 29

Ensuite Absalom s’enfuit chez le roi de Gueschur (ce nom signifie « orgueilleux », là nous découvrons de nouveaux traits de la personnalité d’Absalom). Deux ans après, il revient à Jérusalem sans voir la face du roi.

Il demande à Joab, le chef de l’armée de David, de le conduire auprès du roi. Deux fois Joab refuse. Alors Absalom se venge en brûlant le champ d’orge de Joab afin de l’intimider, le manipuler par la crainte. Il le contraint afin d’obtenir ce qu’il attend de lui. Il joue la comédie en disant : Pourquoi suis-je revenu de Gueschur ? Ou de chez « l’orgueilleux » ? Par ses paroles il tente de faire croire qu’il a changé en abandonnant l’orgueil, il est devenu humble et repentant. Il a fui comme un coupable,  maintenant il tente de se présenter devant son père comme une victime.

Devant ces paroles de manipulation et de chantage, Joab cède: Viens ici, et je t’enverrai vers le roi, afin que tu lui dises : Pourquoi suis-je revenu de Gueschur ? Il vaudrait mieux pour moi que j’y sois encore. Je désire maintenant voir la face du roi ; et s’il y a quelque crime en moi, qu’il me fasse mourir. (Pourtant il est l’auteur d’un crime qu’il a commandité). Joab alla vers le roi, et lui rapporta cela. Et le roi appela Absalom, qui vint auprès de lui et se prosterna la face contre terre en sa présence. Le roi embrassa Absalom0                                                                     2 Samuel 14 :32b et 33

En réalité, Absalom est plein de haine envers son père, à qui il reproche de ne pas avoir « appliqué sa justice » à son demi-frère Ammon et fils de David.

Voici comment il commence à établir son empire, dans le royaume de son père : Après cela, Absalom se procura un char et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Il se levait de bon matin, et se tenait au bord du chemin de la porte. Et chaque fois qu’un homme ayant une contestation se rendait vers le roi pour obtenir un jugement, Absalom l’appelait, et disait : De quelle ville es-tu ? Lorsqu’il avait répondu : Je suis d’une telle tribu d’Israël, Absalom lui disait : Vois, ta cause est bonne et juste ; mais personne de chez le roi ne t’écoutera.

Absalom disait : Qui m’établira juge dans le pays ? Tout homme qui aurait une contestation et un procès viendrait à moi et je lui ferais justice. Et quand quelqu’un s’approchait pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main, le saisissait et l’embrassait. Absalom agissait ainsi à l’égard de tous ceux d’Israël, qui se rendaient vers le roi pour demander justice. Et Absalom gagnait le cœur des gens d’Israël.                                                                             2 Samuel 15 :1à 6

 Absalom aimait la gloire, être adoré. Il avait une haute estime de son ego

Absalom se révolte et s’autoproclame roi : Absalom envoya des espions dans toutes les tribus d’Israël, en leur disant : Quand vous entendrez le son de la trompette, vous direz : Absalom est devenu roi à Hébron ! Deux cents hommes de Jérusalem, qui avaient été invités, allèrent avec Absalom ; ils le firent en toute bonne foi, sans rien savoir.                                         2 Samuel 15 : 10 et 11

La conjuration devient puissante et le peuple est de plus en plus nombreux auprès d’Absalom.

Quelqu’un vient informer David et lui dit : Le cœur des hommes d’Israël s’est tourné vers Absalom. Et David dit à tous ses serviteurs qui étaient avec lui à Jérusalem : Levez-vous, fuyons, car il n’y aura point de salut pour nous devant Absalom. Hâtez-vous de partir ; sinon, il ne tarderait pas à nous atteindre. Il nous précipiterait dans le malheur et frapperait la ville du tranchant de l’épée.                      2 Samuel 15 : 13 et 14

La colère d’Absalom est si grande qu’il est prêt à tuer même son père pour prendre le pouvoir.

David, plein de sagesse et confiant dans son Dieu, préfère prendre la fuite pieds nus. Il prend le temps d’adorer l’Eternel. Alors qu’il fuit, un homme le maudit, mais David ne lui répond pas.

Voici, mon fils, qui est sorti de mes entrailles, en veut à ma vie ; à plus forte raison ce Benjamite ! Laissez-le, et qu’il maudisse, car l’Eternel le lui a dit.

Peut–être l’Eternel regardera–t-il mon affliction, et me fera–t–il du bien en retour des malédictions d’aujourd’hui.                                   2 Samuel 16 : 11 et 12

Il ne veut pas se battre contre Absalom. Il désire sauver la vie de son fils, bien que celui-ci le poursuive avec une armée. Le roi donna cet ordre à Joab: Par égard pour moi, doucement avec le jeune Absalom ! Et tout le peuple entendit l’ordre du roi à tous les chefs au sujet d’Absalom.

Le peuple d’Israël fut battu par les hommes de David ; ce fut une grande défaite en ce jour-là : vingt mille hommes battus.

Absalom se trouva face à face avec les hommes de David. Absalom était monté sur un mulet. Le mulet pénétra sous la ramure d’un grand térébinthe, et la tête d’Absalom fut prise dans le térébinthe. Il resta suspendu entre ciel et terre, tandis que le mulet qu’il montait poursuivait son chemin.                                                     2 Samuel 18:5 : 7 et 9

Contrairement à l’ordre de David : Joab prit trois épieux et les enfonça dans le cœur d’Absalom, qui était encore vivant au milieu du térébinthe. Les dix serviteurs qui portaient les armes de Joab entourèrent Absalom et le mirent à mort.

En apprenant la mort de son fils, saisi d’émotion, David se mit à pleurer et se retira dans sa chambre : Mon fils Absalom ! Mon fils, mon fils Absalom ! Que ne suis-je mort à ta place ! Absalom, mon fils, mon fils.           2 Samuel 18:15 et 33

 Absalom est mort, mais l’esprit subsiste. Il veut toujours agir de la même manière, son désir consiste à convoiter le pouvoir par la manipulation, la séduction, le mensonge. Si nécessaire, il se fera passer pour une victime en attirant la pitié sur son cas. Et pour atteindre son objectif, il utilisera toutes les ficelles et parfois les cordes de la manipulation : de la gentillesse à la victimisation, disant que tout le monde s’en prend à lui, en passant par la colère et la menace, exploitant la crainte qu’il inspire. Il saura également humilier pour exercer son autorité.

L’esprit d’Absalom entraîne dans l’indépendance, la rébellion, pousse à constituer son propre empire. Il trouve sa source et son modèle dans l’esprit de Babylone, ou de la tour de Babel. C’est l’esprit qui animait Nimrod. Nous pouvons y être confrontés dans tous les milieux sociaux, professionnels, et même dans les églises.

Un jour, un jeune homme parlant de son père, me disait : Quand mon père rentre dans un conseil d’administration, la première année, il se retrouve secrétaire, la deuxième année vice-président et la troisième président. Personne ne peut lui résister.

Voilà la raison pour laquelle l’Epouse préfère « venir s’asseoir à l’ombre de son pommier » plutôt qu’à celle des autres arbres qui attirent le regard, séduisent, nous   apportent des satisfactions éphémères et nous éloignent de la vie éternelle. Ils cherchent à recevoir l’adoration ou s’adorent eux-mêmes.

 

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