Avec quoi vous nourrissez-vous ?

Jean 4.31-34:  » Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange. Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger? Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. »

Une des préoccupations principales des français aujourd’hui se porte sur la nourriture. On parle de plus en plus de « mal bouffe » et des conséquences liées à une mauvaise alimentation. Ainsi les industries ont compris l’intérêt qui est le leur de nous proposer des produits dont les vertus principales sont de nous aider à équilibrer notre corps.

Malheureusement lorsque l’on parle d’alimentation nous trouvons toutes sortes de comportementsA chaque extrémité des comportements alimentaires vous trouverez les anorexiques et les boulimiques, et entre ces deux extrêmes, il y a une foule composée de personnes dont certaines font le yoyo avec leur poids en testant les derniers régimes à la mode, tandis que d’autres calculent scrupuleusement la moindre calorie ingurgitée. Sans parler de ceux qui recherchent le dernier produit bio par souci de manger sain.

On en arrive à dire: « Dis-moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es! »

La nourriture devient alors un vecteur d’analyse comportementale qui permet de définir qui nous sommes réellement!

Mais une question reste encore longtemps en suspens:

« Est-ce la nourriture qui nous influence dans nos comportements quotidiens? Ou bien est-ce notre personnalité qui influe sur notre comportement alimentaire? »

Tout cela devient très intéressant lorsque nous le transposons dans le domaine spirituel.

En effet, les principes de fonctionnement spirituel nous apprennent qu’il existe aussi une nourriture spirituelle!

Nous pouvons déclarer sans hésiter que la façon dont Jésus se nourrissait spirituellement est la plus équilibrée et la plus à même de participer au bon développement spirituel.

Mais avec quoi Jésus se nourrissait-il ?

D’où puisait-il sa nourriture spirituelle?

 Le Christ puisait ses forces et sa joie en faisant la volonté de son père et en accomplissant son œuvre. C’est en s’occupant continuellement à satisfaire ces deux buts qu’il parvenait à remplir son âme.

Mais face à un tel exemple n’avons-nous pas quelques dysfonctionnements dans notre comportement alimentaire en ce qui concerne nos âmes?

1-  Les dysfonctionnements alimentaires.

  1. a)    L’anorexie spirituelle.

Savez-vous qu’il y a des chrétiens spirituellement anorexiques!

L’anorexie est caractérisée par une perte de l’appétit, un refus de s’alimenter exprimant un refus de la vie.

L’anorexique spirituel perd peu à peu l’appétit, se privant de toutes les choses qui font la force du chrétien et qui contribuent à son développement.

L’anorexique spirituel commence souvent par sauter certains repas, il néglige de lire sa Bible et sa vie de prière s’étiole rapidement. Peu à peu il se renferme sur lui-même et sur sa souffrance.

C’est alors que se font sentir les premières carences accompagnées de malaises caractéristiques au manque d’éléments indispensables à l’équilibre et au bon développement.

L’anorexique spirituel souffre

D’étourdissement: il perd la vision, le sens de l’orientation spirituel.

De déshydratation: il se dessèche, sa communion avec le Saint-Esprit disparaît peu à peu.

D’une perte de poids: sa vie devient légère et faite de futilités.

Avez-vous parfois des troubles d’anorexie dans votre vie spirituelle?

L’anorexie témoigne d’une anomalie inconsciente et profonde de l’équilibre affectif.

Elle survient souvent à l’occasion d’un conflit familial.

Combien de conflits dans la maison de Dieu qui ont provoqué dans la vie de plusieurs des troubles d’anorexie spirituelle?

Le résultat dans la vie de ces personnes se révèle au travers de l’immaturité, de théories infantiles et d’un refus inconscient d’être adulte (une fuite des responsabilités).

  La boulimie spirituelle

La boulimie spirituelle existe aussi. Elle fait partie des dysfonctionnements alimentaires de l’âme. Elle est caractérisée par des impulsions effrénées et irrésistibles poussant la personne à ingurgiter les aliments, parfois en grande quantité, sans faim et sans plaisir.

A la façon du religieux qui s’impose une discipline spirituelle immodérée, le boulimique spirituel est en quête constante de nourriture pour essayer de calmer son mal-être intérieur. Il pense qu’à force de se nourrir, il finira par obtenir un soulagement.

Ainsi, vous le retrouvez dans toutes les manifestations, toutes les rencontres et tous les séminaires. Là, il se tient à l’affût de la moindre chose qui pourrait venir calmer le vide qu’il ressent constamment au-dedans de lui.

Mais malheureusement, rien ne le remplit car ce n’est pas une faim légitime qui le pousse à s’alimenter mais une souffrance qui résonne dans son âme.

Sa démarche consiste donc à manger, le plus vite et le plus possible pour tenter de combler son vide. Il avale tous les enseignements sans même avoir pris le temps de les mâcher, il ne fait qu’avaler et en réalité il ne digère rien.

Bien pire, le boulimique spirituel finit souvent par manifester des troubles de l’humeur et des manifestations anxieuses dues à un sentiment de culpabilité qui découle de la différence qui existe entre ce qu’il vit et ce qu’il sait devoir vivre.

Une des caractéristiques de la boulimie est qu’elle ne s’accompagne pas de prise de poids.

Savez-vous pourquoi?

Simplement en raison des vomissements que le boulimique se provoque.

Proverbes 25.16: « Si tu trouves du miel, n’en mange que ce qui te suffit, de peur que tu n’en sois rassasié et que tu ne le vomisses. »

En fait le boulimique spirituel n’est pas seulement un chrétien qui mange trop mais aussi une personne qui ne garde rien.

Michée 6.14: « Tu mangeras sans te rassasier, et la faim sera au-dedans de toi »

  Manger que ce que l’on aime

 Parmi les dysfonctionnements alimentaires de la vie spirituelle, il y a aussi ceux qui consistent à ne manger que ce que l’on aime.

Ainsi, nous trouvons des croyants qui font le tri, jusqu’à devenir des spécialistes dans tel ou tel domaine de la vie spirituelle tellement ils s’en sont nourris et imprégnés.

Et beaucoup finissent par être plus attirés par la nourriture sucrée que salée!

Proverbes 23.3: « Ne convoite pas les friandises, c’est un aliment trompeur. »

Il est triste de constater que certains sont à la recherche de paroles douces et agréables.

2 Timothée 4.3-4: »Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. »

Si vous ne mangez que ce que vous aimez vous finirez par vivre des déséquilibres dans votre vie spirituelle au point de sortir de la vérité annoncée par la parole de Dieu.

Car à force de filtrer toutes choses vous finirez, comme le souligne Jésus, par couler le moustique mais avaler le chameau!

Matthieu 23.24:  » Vous filtrez votre boisson pour en éliminer un moustique, mais vous avalez un chameau!

N’est-il pas étrange de voir que les personnes les plus scrupuleuses sont aussi celles qui finissent par accepter et par vivre les choses les pires?

 Les régimes

 D’autres croyants quant à eux se privent de certaines choses indispensables à la vie spirituelle. Ils pratiquent toutes sortes de régimes à un tel point que nous trouvons même des églises où les croyants sont tous au régime sans « sel »; des églises où la vie de l’Esprit a entièrement disparu.

Marc 9.50: « Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l’assaisonnerez-vous? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. »

Privé du sel de l’Esprit la vie de tels croyants devient vite fade et insipide et finit rapidement par se corrompre.

D’autres au contraire sont des adeptes du régime sans sucre. Ils abordent et annoncent la parole de Dieu sans aucune douceur la dispensant sous un aspect dur et rigide.

2 Timothée 4.1-2: « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. »  

Il existe toutes sortes de régimes aujourd’hui mis en place dans les vies de certains croyants. Ainsi, vous trouverez des régimes qui privilégient la louange à la place de la Parole, d’autres qui mettent l’accent sur telle ou telle pratique de la vie spirituelle en négligeant les autres aspects tout aussi importants.

Notre âme, comme notre corps, a besoin d’équilibre pour connaître le meilleur développement possible. Aussi la pratique d’un régime spirituel est fortement déconseillée!

Dans la Bible rien ne doit être négligé car tout a son importance et son utilité pour notre croissance. Ne devenez pas adeptes des régimes spirituels!

Apocalypse 22.18-19: « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. »    

Un bon repas équilibré est composé du Christ tout entier, dans la Bible tout entière!

Jésus le disait à ses disciples dans Jean 4.32: « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Et vous, la connaissez-vous?

De quoi vous nourrissez-vous?

Avez quoi remplissez-vous votre âme?

Ne faites pas jeûner vos âmes et ne les nourrissez pas de repas de substitution que l’adversaire vous propose. Même si ses menus paraissent bien alléchants. Il est un fabriquant de coupe faim pour vous priver de la nourriture divine. Matthieu 4.3-4 : Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Depuis combien de temps n’avez-vous pas goûté à la nourriture divine?

La parole qui sort de la bouche de Dieu, voilà l’aliment spirituel du chrétien!

Mais lorsque cette nourriture divine a pénétré dans votre âme n’oubliez pas qu’elle doit vous pousser, comme Jésus, à accomplir la volonté de Dieu.

L’aliment spirituel nous est dispensé dans l’unique but que nous puissions œuvrer pour Dieu. Sans cette activité nous devenons des obèses spirituels!

Alors retenez cette équation: Nourriture spirituelle + activité spirituelle = équilibre parfait.

Site internet de l’église : http://www.addlaciotat.com/

Email de l’église: pasteur@addlaciotat.com

Xavier Lavie

 

 

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