Suis-je gardien de mon frère ? dit Caïn à l’Eternel

  L’Eternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas, suis-je le gardien de mon frère.                                                                         Genèse 4:9 : 10

 Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. Bien sûr Caïn essaie de cacher son crime. Il vient de tuer son frère Abel. Le sang d’Abel qui a coulé sur la terre crie justice auprès de Dieu. Nous savons que c’est la jalousie qui a entraîné Caïn au meurtre de son frère.

Suis-je le gardien de mon frère ? dit Caïn à Dieu

Dieu nous pose cette question, aujourd’hui, à chacun d’entre nous : prenons-nous soin de nos frères et sœurs en Christ ?

Certains disent que le salut est personnel. « J’ai mon temps de prière avec Dieu, je loue, j’adore, j’ai ma relation personnelle avec Dieu« . Il nous arrive d’entendre ces paroles sortir de la bouche d’une épouse et maman par exemple. Ses paroles sous-entendent qu’elle n’est pas responsable des autres membres et chrétiens de sa famille. Ces propos révèlent qu’elle se préoccupe peu de la question que Dieu lui pose, tout comme à Caïn : où est ton mari, où sont tes enfants ? Elle semble ignorer que la relation avec Dieu passe par la communion fraternelle.

Posons-nous la question suivante : Suis-je comme cette personne ? La Bible nous dit : Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle.                                                                              1Thimothée 5 :8

La famille, dans ce contexte désigne bien sur notre famille naturelle, mais également notre famille spirituelle, puisque nous sommes membre du corps de Jésus.

Citons encore : Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.                                                                   Esaïe 58 : 7

Ce verset ne nous parle pas seulement du pain naturel, mais également tu pain spirituel, puisque jésus nous dit : Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.                                                                                                               Matthieu 4 :4

 Nous voulons vous apporter toute la lumière de l’Évangile, le message biblique du cœur de Dieu sur ce sujet : Prendre soin de nos frères et sœurs.

Resituons-nous dans le contexte du meurtre d’Abel. Abel et Caïn présentent des offrandes à Dieu. Dieu porte un regard favorable sur Abel et son offrande. Il ne porte pas un regard favorable sur Caïn, ni sur son offrande. Pourquoi ?

Est-ce à cause de la nature des offrandes de Caïn?

  Abel offre ses agneaux premiers-nés, Caïn offre les fruits de la terre qu’il cultive. La réponse est non car Dieu regarde le donateur et plus particulièrement le cœur du donateur avant l’offrande : « Dieu porta un regard favorable sur Abel… Il ne porta pas un regard favorable sur Caïn ».

Dieu dit à Caïn : Le péché est tapi à ta porte et toi domine sur lui. Par ces paroles, Dieu prévient Caïn de la mauvaise voie sur laquelle il s’engage. Au lieu d’écouter, Caïn se rebelle à cause de  l’orgueil qui est dans son cœur, comme dans celui qui le tente, le diable. En réponse aux paroles de Dieu, Caïn ressent de l’irritation envers son frère, de la jalousie qui va le pousser au meurtre. L’attitude de Dieu face à Caïn est conforme à sa parole.

 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.

                                                                                                                      Matthieu 5 : 23

  L’offrande nous fait penser aux dons d’argent, mais l’offrande ici, a un sens beaucoup plus large.

L’offrande équivaut à la louange, à l’adoration offerte à Dieu, à l’intercession que nous faisons monter vers lui, tout comme nos dîmes.

Elles ne peuvent pas être agréables à Dieu si elles ne dégagent pas un parfum agréable, par exemple si nous avons de la haine, du mépris, de la rancune envers un frère, une sœur, un mari, une épouse, un enfant.

D’autres vont se disputer avant de partir ou pendant le trajet qui les mène au culte et ensuite sans se pardonner ils vont adorer.

Dans cette situation, ma louange, mon adoration, mes dîmes vont dégager un parfum de haine, de non pardon, de rancune, de mépris, de jalousie, de compétition, c’est-à-dire un parfum qui a sa source dans le royaume des ténèbres. C’est un parfum que Dieu ne peut agréer.

Afin que notre louange, notre adoration s’élève vers Dieu, nous avons besoin du feu du Saint-Esprit. Mais s’il y a du mépris, de la rancune dans mon cœur, j’attriste, j’offense le Saint-Esprit et de ce fait il se tait, il n’agit plus. Nous oublions trop souvent qu’un des symboles du Saint-Esprit c’est l’huile. C’est ce qui assure une longue vie à un moteur; quand l’huile manque le moteur se grippe. Dans la vie spirituelle il en de même, sans le Saint-Esprit elle se grippe, elle se rouille. Jusqu’à ce que je m’humilie et que j’accorde le pardon.

Sinon ma louange, mon adoration devient charnelle. Et tout ce qui est charnel dégage un parfum désagréable aux narines de l’Eternel. Les sacrificateurs de service devaient se revêtir de vêtements de lin pour ne pas dégager une odeur de sueur. C’est la raison pour laquelle les vêtements de laine leur étaient interdits. Car la laine retient la sueur. Celle-ci symbolise l’odeur que dégagent toutes nos louanges et nos œuvres charnelles aux narines de l’Eternel. Elles glorifient le moi, la chair, c’est-à-dire le royaume des ténèbres. Elles sentent mauvais.

Je peux y trouver une joie momentanée mais ce sera de courte durée. Car j’offre ma louange avec un feu charnel, un feu étranger, un feu profane. Souvenons-nous des deux fils d’Aaron qui sont morts foudroyés par la sainteté de Dieu, à cause de leur désobéissance. Ils s’étaient présentés dans le service pour Dieu avec un feu profane. Souvenons-nous de Saül, à cause de sa désobéissance, l’onction du Saint-Esprit se retira de lui et un mauvais esprit vint le tourmenter. Il sombra dans la dépression. Lorsque David jouait de la harpe, le mauvais esprit quittait Saül. Mais ce n’était qu’une libération passagère.  Le mauvais esprit revenait rapidement ensuite. Saül trouvait un temps de soulagement pendant que David jouait. Tout au moins au début, ensuite la vue de David  activait chez Saül le désir de le tuer. Et à chaque nouvelle tentative son cœur s’endurcissait et le tourment augmentait.

Il en est de même pour toute personne qui a quelque chose dans son cœur contre son frère, sa sœur, son prochain. Elle pourra être satisfaite dans un temps de louange, d’adoration, vécu avec  d’autres chrétiens. Mais cela ne durera pas. Cette personne va retomber dans sa situation de dépression lors du retour à la maison. Aussi a-t-elle le désir de revenir prendre un temps de louange, d’adoration, là où le Saint-Esprit se manifeste. La paix, la joie ne peuvent demeurer dans un cœur où il y a de la haine, de la jalousie, du contrôle, etc.

Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera est passible de jugement. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère est passible de jugement ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi.                                                                                           Matthieu 5 21 à 23

Pourquoi Saül était-il béni dans la présence de David ?

  À cause du cœur de David, de son obéissance, Dieu manifestait sa présence. Il descendait dans la louange qu’offrait David avec un cœur pur, sincère.

De même, retrouvons la personne dont nous venons de développer l’état du cœur.  Elle ressent un bienfait, une libération  dans un temps de louange à cause de l’état du cœur des autres personnes, de celles qui ont un cœur comme David. Dieu agrée cette louange comme il est écrit dans sa Parole : Dieu descend au milieu des louanges de son peuple. Toutefois cette personne va retrouver rapidement toutes ses difficultés, le  tourment,  en rentrant chez elle.

Certains chrétiens, pour se justifier dans la situation que nous venons de décrire, se réfugient dans cet argument : J’ai tellement manqué d’amour ! … Ce même chrétien affirme avoir reçu Jésus dans son cœur. Dieu nous a donné son plus grand cadeau d’amour à travers le don de Jésus. Si je reçois Jésus, il vient dans ma vie avec son amour. Alors comment peut-on dire : j’ai tellement manqué d’amour, si la source de l’amour, le prince de l’amour habite en moi ?

 L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit.

                                                                                                                         Romains 5 : 5

Je suis le temple du Saint-Esprit, donc j’ai l’amour de Dieu qu’il a déposé en moi. Comment peut-on se réfugier dans le passé, alors que nous vivons dans le présent ?  La Parole de Dieu est-elle réellement vérité en moi si je tiens cet argument : j’ai tellement manqué d’amour ? Non

D’autres adoptent une attitude différente envers les personnes avec qui elles ont eu des difficultés de relation : la négation. C »est-à-dire que pour oublier, ils les  considèrent comme mortes. En voici un exemple : Il y a quelques années nous avons reçu un homme qui s’est présenté à nous comme étant divorcé. Il manifestait de la haine vis-à-vis de son ancienne épouse. D’ailleurs elle est morte, nous dit-il… Nous lui avons demandé depuis quand. « Depuis le divorce, pour moi elle est morte, je l’ai rayée de ma vie, je ne veux plus en entendre parler. »

Cet homme a-t-il pardonné à son ancienne épouse ? Non.

Il est plus facile de dire qu’une personne n’existe plus pour moi que de lui pardonner. Dieu dans sa parole nous demande de faire du bien aux personnes que nous considérons comme nos ennemis. Cet homme cherchait-il à faire du bien à son ancienne épouse ? Non, puisqu’il la considérait comme morte. Il n’est jamais passé aux actes, mais dans son cœur le meurtre était accompli.

Sommes-nous dans cette situation ? Si oui, qu’en pense Dieu ?

  Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent.                                                                          Matthieu 5 : 44

Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; S’il a soif, donne-lui de l’eau à boire. Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, Et l’Eternel te récompensera.                                                                Proverbes 25 : 23

 D’autres personnes vous disent: je n’ai plus d’amour pour mon conjoint ou pour telle  personne. C’est qu’elles n’ont jamais connu un amour agapè pour leur conjoint ou cette personne. Elles ont eu de l’amour philia, un amour intéressé, ou elles ont simplement éprouvé des sentiments. Les sentiments sont comme un thermomètre et aussi variables et instables, tantôt positifs, tantôt négatifs. L’amour agapè  reste stable quelles que soient les situations, car il a sa source en Dieu. L’amour agapè  ne connaît pas les coups de foudre, les sentiments, oui. Souvent après les coups de foudre viennent les grands froids de l’hiver, c’est-à-dire  la mort, le néant, et même la haine.

Est-ce que je me reconnais dans cette catégorie de personnes, ou dans leur état de cœur ?

Si tel est le cas, réconcilions-nous, pardonnons, abandonnons tout rejet, toute pitié de soi, ainsi que l’esprit de victime, et ensuite venons présenter notre offrande, c’est-à-dire notre louange, notre adoration, notre intercession.

Dans l’Ancien Testament, l’animal offert ne devait  présenter aucun défaut ni extérieurement ni intérieurement. L’Ancien Testament décrit l’ombre des choses à venir. Cette « perfection » de l’animal offert nous parle de l’offrande de Jésus, mais aussi de tout adorateur et de tout disciple de Jésus, donc de chacun d’entre nous aujourd’hui.

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