La perfection du sacrifice Jésus

Nous rappelons que son sacrifice se présente comme un diamant à cinq facettes que nous trouvons dans les cinq sacrifices du livre du Lévitique. Le livre du Lévitique est en quelque sorte celui de la tribu de Lévy celle dans laquelle l’Eternel s’est choisi des hommes pour le service du temple avec Aaron et ses fils comme souverain sacrificateur.

Les cinq sacrifices du Lévitique :

1 L’holocauste

2 le gâteau

3 l’action de grâces

4 le sacrifice d’expiation

5 le sacrifice de culpabilité

Qu’est-ce qu’un sacrifice dans le cadre du Lévitique ?

Le sacrifice est un  don à Dieu, vient du terme hébreu « qorban ». Il faut distinguer les sacrifices sanglants et les oblations (dons non sanglants accompagnant la plupart du temps les sacrifices, comme le gâteau). Ils expriment la repentance ou la foi ou la reconnaissance, ou l’adoration. Ils étaient le seul moyen par lequel l’homme pouvait s’approcher de Dieu.

Ces cinq sacrifices se distinguent en deux catégories :

Les sacrifices de bonnes odeurs étaient au nombre de trois

– 1-l’holocauste : L’Eternel parla à Moïse, et dit : donne cet ordre à Aaron et à ses fils, et dis : Voici la loi de l’holocauste. L’holocauste restera sur le foyer de l’autel toute la nuit jusqu’au matin, et le feu brûlera sur l’autel.           Lévitique 6 : 1 et 2

Signification holocauste : c’est le nom donné au sacrifice qui est entièrement consumé par le feu sur l’autel. Ce terme vient du grec «holos » qui veut dire tout, «kalo » signifie brûler, c’est la caractéristique de ce sacrifice qui devait être brûlé entièrement sur l’autel. C’est un type de Christ qui s’est offert à Dieu en obéissant jusqu’à la mort : combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui–même sans tache à Dieu, purifiera–t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !                 Hébreux 9 : 14

Il s’est humilié lui–même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.                                                                                           Philippiens 2 : 8

L’holocauste représente Jésus-Christ qui s’est offert à Dieu, sans tâche, sans défaut, innocent pur et parfait. Des animaux innocents étaient choisis de manière qu’ils puissent représenter l’innocence, la douceur de Jésus-Christ.

-2 Le gâteau : Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu’on se serve de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile.                                                          Lévitique 2 :4

L’offrande du gâteau : Il était fabriqué avec de la fleur de farine, pétrie avec de l’huile, sans levain et sans miel. Il était cuit au feu, donc il subissait l’épreuve du feu comme les autres sacrifices

Le gâteau représente Jésus qui s’offre dans son humanité à son Père.

-3 L’action de grâce  ou la communion : Lorsque quelqu’un offrira à l’Eternel un sacrifice d’actions de grâces : S’il offre du gros bétail, mâle ou femelle, il l’offrira sans défaut, devant l’Eternel. De ce sacrifice d’actions de grâces, il offrira en sacrifice consumé par le feu devant l’Eternel : la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée ; les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu’il détachera près des rognons.

 Les fils d’Aaron brûleront cela sur l’autel, par–dessus l’holocauste qui sera sur le bois mis au feu. C’est un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel.                                                                                                 Lévitique 3 : 1 :3 à 5

C’est trois sacrifices étaient entièrement brûlés sur l’autel d’airain situé à l’intérieur du temple.

-Les sacrifices qui n’étaient pas de bonnes odeurs : ils sont au nombre de deux 

-le sacrifice d’expiation : expiation vient du mot hébreu « kâphar » qui signifie « couvrir ». L’expiation implique toujours l’effusion de sang car seul le sang d’une victime innocente peut servir de « couverture » au péché du coupable.

-le sacrifice de culpabilité : offert en réparation des dommages provoqués par le péché

  Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

                                                                                                                Hébreux 13:11 et 13

Ces deux sacrifices étaient brûlés en dehors du camp : le taureau entier, il l’emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l’on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois, c’est sur le tas de cendres qu’il sera brûlé.

                                                                                                                          Lévitique 4 : 12

Ceci nous montre que Dieu qui siège dans le lieu très saint du temple ne peut avoir une communion quelconque avec le péché.

C’est une raison pour laquelle  Jésus devait être crucifié en dehors du temple ou à l’extérieur de la ville de Jérusalem.

Le sacrifice de Jésus en de nombreux points, manifeste et va au-delà de la limite naturelle de ses cinq sacrifices. Ils ne sont que l’ombre des choses à venir : En effet, la loi qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, puisque ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ; car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

                                                                                                                      Hébreux 10 : 1 à 4

Tous ces sacrifices sont sanglants sauf l’offrande du gâteau. Voici les points communs à ces quatre sacrifices sanglants : la victime devait être sans défaut, car elle préfigurait l’Agneau de Dieu, sans tache.

L’offrant la présentait et la sacrifiait « devant l’Eternel », parce que c’est devant Dieu que l’homme se sent coupable. Devant Lui, il n’y a pas de juste : N’entre pas en jugement avec ton serviteur ! Car aucun vivant n’est juste devant toi.

                                                                                                                          Psaume  143 : 2

Le pécheur se présentait dans la présence divine au nom de la victime qui a porté ses péchés, c’est-à-dire revêtu de la justice de son divin substitut.

Par le geste symbolique de la main posée sur la tête de l’animal, en confessant ses péchés, ils lui étaient transmis. Il devait y avoir identification entre l’Israélite et la victime sacrifiée. Chargée des péchés de l’offrant, la victime subissait ainsi le châtiment à sa place. Jésus est mort comme substitut, comme Celui qui s’est chargé des péchés et qui a été traité à la place du coupable.

La victime était toujours mise à mort par l’offrant et non par le sacrificateur. Christ nous sauve non par sa vie exemplaire, mais par sa mort.

Qui a cloué Jésus sur le bois d’infamie ?

C’est vous et moi, telle est la réponse du Lévitique : l’offrant égorgeait l’animal qui lui appartenait. Oui, ce sont mes péchés qui ont fait mourir le Roi de gloire.

Le sang de la victime devait être répandu sur l’autel et offert non par l’Israélite mais par le sacrificateur. Le sang répandu, c’est le symbole de la vie livrée. Pour notre pardon, il a fallu l’effusion du sang de Christ. Dieu ne voit plus nos péchés, ils sont couverts par le sang de Jésus. Et c’est Jésus-Christ Lui-même, notre grand Sacrificateur, qui présente à son Père en notre faveur son propre sang.

Pourquoi parler de perfection avec le sacrifice de Jésus ?

 

Selon le dictionnaire le Petit Robert perfection signifie : Atteindre le degré le plus haut dans une échelle de valeurs, qualité de ce qui est parfait, réunions de toutes les qualités portée à leur degré le plus haut, absolu, excellence : là où il n’y a point de bornes, c’est-à-dire en Dieu, là où la perfection est absolument infinie.

Nous allons revenir au sacrifice de l’holocauste et constater son imperfection : L’Eternel parla à Moïse, et dit : Donne cet ordre à Aaron et à ses fils, et dis : Voici la loi de l’holocauste. L’holocauste restera sur le foyer de l’autel toute la nuit jusqu’au matin, et le feu brûlera sur l’autel. Le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra des caleçons sur sa chair, il enlèvera la cendre faite par le feu qui aura consumé l’holocauste sur l’autel, et il la déposera près de l’autel. Puis il quittera ses vêtements et en mettra d’autres, pour porter la cendre hors du camp, dans un lieu pur. Le feu brûlera sur l’autel, il ne s’éteindra point ; chaque matin, le sacrificateur y allumera du bois, arrangera l’holocauste, et brûlera la graisse des sacrifices d’actions de grâces. Le feu brûlera continuellement sur l’autel, il ne s’éteindra point.                                                                 Lévitique 6 : 2 à 6

L’holocauste devait brûler toute la nuit sous l’œil des sacrificateurs qui entouraient l’autel jusqu’au matin. C’est le moment de préparer l’autel pour le premier sacrifice de la nouvelle journée : un agneau le matin et un autre le soir : Voici le sacrifice consumé par le feu que vous offrirez à l’Eternel : chaque jour, deux agneaux d’un an sans défaut, comme holocauste perpétuel. Tu offriras l’un des agneaux le matin, et l’autre agneau entre les deux soirs.

                                                                                                                    Nombres 28 : 3 et 4

Avec ces deux sacrifices allaient brûler tous les holocaustes volontaires offerts par les Israélites.

Les sacrificateurs de service enlevaient la cendre selon ce qu’il est écrit. Remarquons qu’il est bien écrit « la cendre » et non les cendres dans le cadre de l’holocauste. C’est le mot « deshen » qui désigne une cendre grasse. Elle provient de la chair pure consumée par le feu. C’est une chose pure agrée par l’Eternel, puisque la chair de l’animal avait été consumée par l’Eternel. C’est un signe de son acceptation. D’ailleurs dans cette cendre il restait des morceaux de chair que le feu n’avait pas complètement consumée. Mais retenons qu’un parfum de bonne odeur s’était élevé vers l’Eternel.

La présence des morceaux de chair non consumé et de la cendre qu’il faut enlever de l’autel, nous démontre l’imperfection du sacrifice. Le sacrificateur de service recueillait cette cendre pure, selon les règles établies par l’Eternel.  Ensuite elle était transportée à l’extérieur du camp  et déposée dans un lieu pur. C’est sur cette cendre que seront brûlés les corps des animaux offert pour l’expiation des péchés.

Signification prophétique :

 

Christ s’est offert volontairement à Son Père.

Christ a été la vraie Victime sans défaut. Il est l’Agneau de Dieu, sans tache. Sa perfection est indispensable pour que son sacrifice ait une valeur expiatoire, sinon Il serait mort pour ses propres péchés.

Christ s’est livré à Dieu comme un sacrifice de bonne odeur. Oh ! Le parfum agréable d’apaisement, l’encens de satisfaction, qui s’est élevé vers Dieu ! Le vase divin fut brisé, et le nard d’un prix inestimable se répandit jusqu’aux confins du monde, embaumant toute la maison de Dieu. Comme le parfum de Marie qui répandit son parfum de nard, parfum de grand prix et toute la maison en fût remplie : Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.                             Jean 12.3

L’holocauste révèle le côté divin de la croix. Tout était pour Dieu. Aucune partie de la victime n’était réservée aux sacrificateurs. La croix était l’accomplissement parfait de la sainte volonté de Dieu. Christ, en s’offrant sur la croix, a aussi, par amour pour nous, porté nos péchés avec les sacrifices d’expiation et de culpabilité. Mais ce n’est pas là ce que souligne avant tout l’holocauste. Certes, il devait servir d’expiation, mais ce sacrifice met davantage en évidence la volonté permanente et la joie de Christ à satisfaire la justice de son Père.

La soumission parfaite de Christ à Dieu découlait des profondeurs secrètes de son être.

C’est ce qui ressort du fait que la victime de l’holocauste devait être, par l’offrant, dépouillée de sa partie extérieure, c’est-à-dire écorchée, puis dépecée par quartiers, afin que fussent mises à nu ses parties intérieures. Prenons une loupe et examinons la vie et la mort de Jésus-Christ : Nous ne trouverons rien qui ne soit parfaitement soumis à Dieu, rien qui ne soit taré. Contemplons le Fils et nous verrons l’enveloppe de son humanité se briser pour laisser paraître la perfection de sa divinité et la gloire intérieure de sa sainteté. La victime toute entière était mise sur l’autel, c’est dire que tout en Jésus-Christ, ses actions, ses paroles, ses pensées, ses sentiments, ses mobiles, tout était consacré à Dieu. Quant à l’eau employée pour laver les entrailles et les jambes, regardons : Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.                                                                                                   Matthieu 3 : 16

Jésus-Christ dans l’offrande totale de son être, a subi avec succès l’épreuve du jugement divin éprouvé par le feu, ce qui produit un parfum agréable à Dieu. Tout l’holocauste était brûlé. Le mot hébreu n’est pas le même ici, que celui qui s’applique au sacrifice pour le péché. Il est employé lorsqu’il s’agit de brûler du parfum : Ils enseignent tes ordonnances à Jacob, et ta loi à Israël ; Ils mettent l’encens sous tes narines, et l’holocauste (kaliyl) sur ton autel.                                                                                                 Deutéronome 33:10

Ici pour holocauste nous trouvons le mot (kaliyl) et non plus « holos kalo » nous le comprenons facilement, même si Jésus s’est offert en holocauste à son Père, son corps n’était destiné à devenir de la cendre. L’offrande en holocauste, de Jésus à son Père, équivalait à une offrande d’un parfum agréable.

 

La cendre de l’holocauste parle donc de la satisfaction divine dans le jugement de la croix, tandis que les cendres des sacrifices d’expiation et de culpabilité seront l’expression de ce jugement même.

Christ est à perpétuité l’Agneau immolé. L’holocauste, comme nous l’avons vu, devait être sans cesse renouvelé. La flamme sur l’autel ne s’éteignait pas. Elle éclairait même les ténèbres dans la nuit. De même, Christ depuis son ascension, ne cesse de présenter à Dieu le sang qu’Il a répandu : et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

                                                                                                                            Hébreux 9 : 12

S’il n’en était pas ainsi, nous serions foudroyés par le Dieu de sainteté. En effet, si pendant un seul instant, Il n’avait pas devant les yeux la parfaite offrande de son Fils, Il ne pourrait nous regarder en grâce, et sa colère nous frapperait. Les anges eux-mêmes désirent plonger leurs regards dans le glorieux mystère de la croix : Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux–mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêché l’Evangile par le Saint–Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. 

                                                                                                                             1 Pierre 1 : 12

 

Jésus a-t-il été fait péché ou porté ou été chargé nos péchés ?

 

Dans certaines Bibles, concernant le verset 2 Corinthiens 5 : 21 il est écrit : Celui (Jésus) qui n’a point connu le péché, il (le Père) l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.                                    Bible NEG

Par contre dans d’autres Bibles nous trouvons : Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché. Alors maintenant, par le Christ, Dieu nous a rendus justes.                                                                                            Bible Parole de vie

Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché, afin que, par lui, nous ayons part à l’œuvre salutaire de Dieu. BFC

Jésus n’a pu devenir péché, sinon comment aurait-il pu devenir notre substitut ? Le Père cherchait un juste. Ensuite remarquons que le verbe devenir est verbe d’état qui s’emploie avec un attribut. Par exemple quand Jésus dit : je suis le Fidèle et le Véritable, ou je suis la porte des brebis ou je suis le bon berger. Alors nous retenons que le Père l’a chargé de nos péchés, mais à aucun moment Jésus n’est devenu  péché à notre place. Le péché n’a jamais été l’état de Jésus.

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