Comment préparer nos fondations pour le mariage

Comment préparer nos fondations ?

Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. Jérémie 1 : 10
Ce verset nous donnent des instructions importantes préliminaires avant de bâtir et de planter. Commençons par arracher de nos vies toutes fausses conceptions du mariage qui fissurent nos fondations. Par exemple Isaac dans la personne de son épouse recherchait la consolation de la mort de sa maman.
Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, Et ne semez pas parmi les épines. Jérémie 4 : 3
Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, Défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Eternel, Jusqu’à ce qu’il vienne, et répande pour vous la justice. Osée 10 : 12

Les épines représentent la rébellion et la malédiction, les pierres la dureté de cœur et les fausses doctrines du monde. Elles ne sont rien d’autre que le résultat des semences diaboliques déposées dans le cœur des hommes.
En botanique l’épine du rosier par exemple, c’est une production dure et pointue provenant de l’avortement d’une branche ou d’une feuille, qui fait corps avec le bois.
Cette épine est piquante, blessante, fait couler le sang. Elle se dresse comme dans une attitude de rébellion. Elle est la conséquence d’un avortement de ce fait elle ne portera pas de rose. Quand Dieu nous dit : Défrichez-vous un champ nouveau, Et ne semez pas parmi les épines. L’épine nous parle de toutes les paroles inutiles, orgueilleuses, blessantes qui sortent de nos bouches. Elles détruisent et sont au nombre des œuvres à défricher de nos vies afin de solidifier nos fondations.
Cela nous montre que des lèvres de Jésus il ne sort aucune parole qui avorte, arrogantes etc…Donc il ne devrait pas sortir de nos bouches des paroles qui avortent, des paroles orgueilleuses, des paroles de rébellion ou qui piquent.

Il est faux de croire que le mariage va résoudre tous nos problèmes. Les esprits de rejet, d’indépendance, d’orphelin, besoin de guérisons émotionnelles seront toujours présents s’il n’y a pas eu délivrance avant le mariage. Il nous faut d’abord chercher à être une personne équilibrée comblée par Dieu autant que possible avant le mariage. Car notre conjoint n’aura pas la capacité de combler tous nos manques, ni de guérir nos blessures émotionnelles. Certes il pourra nous aider, mais seulement dans la limite de ses moyens. Sinon nous risquons de faire souffrir notre entourage; conjoint et enfants. Il n’y a que Dieu qui a cette capacité. Il est nécessaire de savoir donner pour recevoir, alors apprenons à donner car dans le mariage nous serons souvent appelés à donner. Toutefois nous ne pouvons donner que ce que nous aurons reçu de Dieu.
Notre Dieu met à notre disposition plusieurs matériaux afin de bâtir les fondations de notre couple. Non pas avec des briques comme dans le système de Babylone mais ceux de son royaume correspondent à ses principes.
– Son amour agapè dans nos cœurs par le Saint-Esprit
– L’affection qui se manifestera par la miséricorde et le pardon
– La fidélité, la bonté, la patience, l’endurance, l’humour, la paix, la joie, la persévérance
– Dieu nous accordera sa faveur si nous marchons selon ses principes

Pourtant beaucoup rentrent dans le mariage sans avoir un objectif de durée. Leur seul objectif se concentre sur le jour du mariage, la cérémonie, le repas, les photos, le voyage de noce, les cadeaux etc. C’est vrai que tout ceci est important, mais qu’en restera t’il quelques années après ? Quand l’épouse ne pourra plus rentrer dans sa robe de mariée et que l’époux aura perdu une partie de ses cheveux et pris un peu d’embonpoint. Tout ceci est loin de l’objectif de Dieu. Ce que nous venons de décrire représente la ligne de départ et non la ligne d’arrivée qui se situe avec la mort du premier conjoint. Mais entre les deux il y un log chemin à parcourir ensemble.
Satisfaire aux obligations légales n’authentifie pas un mariage. Passer devant monsieur le maire, monsieur le curé ou devant un pasteur, même s’il donne la meilleure de ses prédication, consiste tout simplement à se soumettre à des règles. Dieu n’est pas forcément présent dans tout cela. Il peut même en être absent. Toutes ces cérémonies ne l’impressionne pas et ne l’oblige pas à bénir le couple qui observe ce processus.

Franchissons le Jourdain

Le franchissement du Jourdain préfigure notre mort en Christ : Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus–Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. Romains 6 : 3 et 4
Pour rentrer dans le mariage il est nécessaire de passer par la mort à soi-même, non seulement une fois mais tout au long de la vie du couple. Le monde ne s’y trompe pas, en effet ne parle t-il pas « d’enterrer sa vie de garçon » quelque jour avant le mariage.

Le mariage peut être considéré comme l’entrée des israélites dans la terre promise après le franchissement du Jourdain. Les Israélites ont dû attendre le jour choisi par Dieu pour franchir le Jourdain et rentrer dans la terre promise. Le mariage se prépare comme les Israélites se sont préparés pendant trois jours avant de se mettre en marche vers le Jourdain : Josué se lève tôt le matin. Lui et tous les Israélites quittent Chittim et descendent au bord du Jourdain. Ils s’installent à cet endroit en attendant le moment de traverser le fleuve. Au bout de trois jours, les responsables du peuple vont dans tout le camp ; et ils donnent cet ordre aux Israélites : « Quand vous verrez les sacrificateurs emporter l’arche de l’alliance du SEIGNEUR votre Dieu, quittez cet endroit et suivez-les.
Josué 3 : 1 à 3
Les trois jours d’attente et de préparation nous font penser aux trois jours et trois nuits que Jésus a passé dans le tombeau avant de ressusciter. Cela nous rappelle l’importance de mourir à soi avant de s’engager dans les voies du mariage. C’est la condition à remplir afin que Jésus nous précède comme l’arche d’alliance devait passer devant le peuple avant qu’il ne franchisse le Jourdain.

Jésus ouvre le Jourdain

Quand les sacrificateurs qui portaient l’arche furent arrivés au Jourdain, et que leurs pieds se furent mouillés au bord de l’eau, le Jourdain regorge par–dessus toutes ses rives tout le temps de la moisson, les eaux qui descendent d’en haut s’arrêtèrent, et s’élevèrent en un monceau, à une très grande distance, près de la ville d’Adam, qui est à côté de Tsarthan ; et celles qui descendaient vers la mer de la plaine, la mer Salée, furent complètement coupées. Le peuple passa vis–à–vis de Jéricho. Josué 3 : 15 et 16
Les sacrificateurs, portant l’arche ou la présence de Dieu, s’arrêtèrent au milieu du fleuve afin d’assurer la sécurité du peuple entre deux masses d’eau qui s’élèvent de chaque côté. Il en est de même dans le mariage, pour ceux qui obéissent aux consignes de traversée, Jésus assurera la sécurité du couple dans toutes les difficultés de la vie. C’est lui qui retiendra les masses d’eau menaçantes : Les sacrificateurs qui portaient l’arche de l’alliance de l’Eternel s’arrêtèrent de pied ferme sur le sec, au milieu du Jourdain, pendant que tout Israël passait à sec, jusqu’à ce que toute la nation ait achevé de passer le Jourdain. Josué 3 : 17

Après que le peuple eut traversé le fleuve à pieds secs, Josué dressa douze pierres, dans le lit du Jourdain, là où les sacrificateurs avec l’arche s’arrêtèrent pendant que le peuple traversait en sécurité. Ces douze pierres nous attestent que les douze tribus ont bien traversé le Jourdain. Dans le mariage, elles attestent que les deux époux nt bien franchit le Jourdain ensemble, elles marquent une séparation entre l’avant et l’après mariage. Elles restent là comme un gardien qui veille et ferme le chemin pour ceux qui voudrait continuer à vivre en célibataire ou plutôt reprendre la vie de célibataire tout en étant marié. Elles nous montrent aussi que Jésus est non seulement devant nous mais aussi derrière. Comme un berger marche devant ses brebis afin de les emmener dans les verts pâturages. Ensuite pendant qu’elles paissent il se met derrière afin de les observer, de les protéger en cas de la venue d’un ennemi qui chercherait à les disperser ou les dévorer.
Le Jourdain s’est refermé après leur passage. Il en est de même pour le mariage. Il faut savoir se préparer et attendre le kaïros de Dieu afin franchir le Jourdain à pied sec. Car c’est lui, Jésus qui ouvre le Jourdain en nous donnant ses directives, même à l’époque de la moisson et le débordement du fleuve. L’arche doit nous précéder. Elle symbolise Jésus qui marche devant nous.
Franchir le Jourdain, comment ? A la nage ? En bateau ? Non. Si nous avions cette possibilité de rentrer en bateau, cela veut dire que nous aurions la même possibilité pour sortir du mariage. Mais Dieu ne l’a pas prévu.

Alors comment franchir le Jourdain ?

Par la foi et Dieu va ouvrir le Jourdain pour nous permettre de le franchir à pied sec. Après notre passage le Jourdain va se fermer. Ainsi le Saint Esprit nous instruit et nous montre que, selon le plan de Dieu, l’option de revenir en arrière n’existe pas c’est impossible, sauf par nos propres initiatives, à la nage ce serait le signe d’un naufrage du couple. Tout couple qui franchit le Jourdain par ses propres moyens ou selon son plan est voué à l’échec. Beaucoup de couples ne franchissent même pas le Jourdain. Nous voulons dire qu’ils ne se préparent pas à mourir à soi. Certains ignorent cette nécessité, d’autres refusent.
Revenons à Rébecca, pourtant elle a bien franchi le Jourdain avant de se retrouver face à celui qui allait devenir son époux : Isaac. Elle a sûrement franchi le Jourdain d’une manière humaine, par un gué, sans connaître la mort à soi. Sinon elle aurait renoncé à introduire dans son mariage le modèle de celui de ses parents qui était dominé par sa maman et son frère. Ces choses ne pas écrites dans la Bible afin que nous ayons une attitude de critique, loin de là, ne nous trompons pas : elles sont écrites pour notre instruction.

L’idéalisation du mariage chrétien…
C’est comme rechercher un modèle de mariage basé sur les contes de fées avec un prince charmant qui se termine toujours de la manière suivante : ils s’aimèrent beaucoup et eurent beaucoup d’enfants. Le mariage idéal ou idéalisé signifie embellir son action, se dit aussi embellissement, nous en trouvons un exemple avec Cendrillon et le prince charmant. Ce ne sont pas des êtres humains normaux qui s’épousent mais un prince charmant et une princesse endormie qu’il vient réveiller. Ces personnages sont deux êtres inventés, fabriqués sur mesure par l’imagination d’un auteur, qui souvent tirent sa référence dans la vie des dieux de légende. Certains sont « bons » d’autres sont « méchants ». Transposer cet idéal dans un mariage chrétien est contraire à la volonté de Dieu, car il ne trouve pas sa source en lui. C’est comme lui dire : je n’ai pas besoin de toi, j’ai trouvé un modèle idéal. C’est oublier ces paroles : Si l’Eternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien–aimés pendant leur sommeil.
Psaume 127 : 1et 2
Le mariage chrétien supposé idéal vient tout droit de l’âme qui aime du sensationnel et se bâtir « des châteaux en Espagne ». Mais ces châteaux s’écroulent comme « des châteaux de cartes ».
La source se trouve dans ces versets de la Bible prononcé par Satan lui-même à Eve : vous deviendrez comme des dieux, et vos yeux s’ouvriront. La transposition de ce modèle dans un mariage chrétien va à l’encontre de l’œuvre de Jésus à la croix. Dans ces conditions pourquoi l’Epouse de Christ n’est-elle pas parfaite ? Certes en esprit elle l’est déjà depuis le tout accompli de la croix, toutefois dans la réalité il reste beaucoup à faire.
Dans les évangiles Jésus dit que celui qui veut le suivre, qu’il porte lui-même sa croix. Suffirait-il de vivre dans un mariage chrétien pour éviter la croix ?
Même Jésus a subi la croix, ou la mort à lui même pour que le Père lui donne une Epouse comme il en a donné une au premier Adam. Son côté a été percé, il en sortit du sang et de l’eau. C’est ce qui se produit lors d’un accouchement, du sang et de l’eau coule pour donner naissance à l’enfant. De même pour Jésus, du sang et de l’eau a coulé de son côté afin que son épouse naisse ou vienne à la vie.
L’Epouse de Christ est en devenir, la nouvelle Jérusalem en sera la finalité. Mais avant cela elle doit se préparer. Même si à certains moments elle ressemble à un désastre, nous savons qu’elle finira sans tâches ni rides. Tout cela résultera de l’œuvre de Jésus à la croix qu’elle aura appliqué dans sa vie. S’il suffisait de vivre dans un mariage chrétien, pourquoi l’Epouse de l’Agneau doit-elle se préparer ? Selon : Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Apocalypse 19 : 7 et 8

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