De quel feu brûlons-nous ?

 De quel feu brûlons-nous ?

 Maintenant posons-nous la question, d’abord pour un futur mariage et ensuite pour un mariage existant :

 Est-ce que mon futur conjoint ou mon conjoint nous brûlons du même feu ? Si oui, lequel ? Du feu de Dieu qui apporte la vie, la lumière ou du feu destructeur des ténèbres qui va provoquer la rivalité et nous rend hostiles à Dieu, etc. Devenir une seule chair c’est devenir un seul temple. Deux dieux, l’Eternel et d’autres dieux peuvent-ils subsister dans un même temple ? Non, Après s’être emparés de l’arche de Dieu, les Philistins la firent entrer dans la maison de Dagon et la placèrent à côté de Dagon. Le lendemain, les Asdodiens, qui s’étaient levés de bon matin, trouvèrent Dagon étendu la face contre terre, devant l’arche de l’Eternel. Ils prirent Dagon, et le remirent à sa place. Le lendemain encore, s’étant levés de bon matin, ils trouvèrent Dagon étendu la face contre terre, devant l’arche de l’Eternel.                                                                                                  1 Samuel 5 : 2 à 4b 

Dans le livre du prophète Ezéchiel c’est le contraire qui se produit. L’Eternel montre à son prophète les idoles qui sont adorées dans ce temple. Plus tard Ezéchiel verra la gloire de Dieu quitter le temple. Notre Dieu ne partage sa gloire avec personne.

 

S’attachera signifie : atteindre un but, poursuivre un objectif, rester ou être fidèle, adhérer, s’embrasser, être joints ensemble, éprouver un sentiment durable.

Deviendront signifie : désigne une action continue qui doit se maintenir tout au long de la vie. C’est la conséquence logique lorsque les deux premiers points sont accomplis. Cette action continue sera plus facilement assurée si Jésus-Christ se situe au centre de ce mariage : Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement.                                                       Ecclésiaste 4 : 12

Evidemment la corde à trois brins symbolise les deux époux et Jésus. Nous en donnons un autre exemple que présente la Bible : Finalement l’ange me montra le fleuve de la Vie. Ses eaux vivifiantes jaillissaient du trône de Dieu, limpides comme du cristal. Au milieu de l’avenue de la ville, entre deux bras du fleuve, se trouvait l’arbre de vie. Il portait douze variétés de fruits, une chaque mois, et les feuilles servaient à guérir les nations.

                                                                                          Bible Parole vivante Apocalypse 22 : 1 et 2

Les deux bras du fleuve représentent les deux époux. L’arbre de vie au centre, ou entre les deux bras, situe la place de Jésus dans un couple. Bien évidemment nous savons que l’arbre vie, depuis le jardin d’Eden c’est Jésus.

 

Les fondements du mariage

 

Le mariage doit reposer sur de bons fondements ou de bonnes fondations : C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande.                                                         Matthieu 7 : 24 à 27

Ces versets sont parfaitement applicables au mariage et nécessaires pour l’édification d’un couple. Il doit être fondé sur les principes du royaume de Dieu, sur la Parole de Dieu et sa mise en pratique. C’est-à-dire suivant les conceptions de l’auteur du mariage.

Alors posons- nous la question suivante : est-ce que ma vie est fondée sur roc ou sur le sable ? Si la réponse est positive, nous allons tenir contre Satan. Le roc symbolise Jésus et sa Parole, le sable représente tous ceux qui se satisfont des principes du monde, ses coutumes, ses traditions.

La Parole sera également très utile afin de régler les conflits qui ne manqueront pas de surgir au sein de cette famille, tout au long de la vie. En effet la pluie, les torrents, les vents qui soufflent nous annoncent toutes les zones et les diverses turbulences que le couple devra affronter et résoudre.

Nous allons examiner un autre passage de la Bible qui nous donne deux modèles différents de mariage, c’est à nous de choisir : Ne formez pas avec les non–croyants un attelage disparate. En effet, quelle association peut-il y avoir entre la justice et le mal ? Quelle communion entre la lumière et les ténèbres ?

Quel accord entre le Christ et Bélial ? Quelle part, pour le croyant, avec le non–croyant ? Quel contrat, pour le sanctuaire de Dieu, avec les idoles ? En effet, nous sommes, nous, le sanctuaire du Dieu vivant, ainsi que Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et eux, ils seront mon peuple. Aussi sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas ce qui est impur, et moi, je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout–puissant. Puisque nous avons de telles promesses, bien–aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en portant la sainteté à son achèvement dans la crainte de Dieu.                                                                                               1 Corinthiens 6 : 14 à 18 et 7 : 1

Nous retrouvons dans ces versets les principes des deux arbres situés dans le jardin d’Eden, dont la Bible nous parle dans le livre de la Genèse : l’arbre de la vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Il existe une voie ou un chemin bien distinct pour  accéder à chacun d’eux: J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre, j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité.                                                                                       Deutéronome 30 :19

 

C’est à nous de choisir l’arbre dans lequel nous allons cueillir les fruits pour nourrir notre mariage. Ce choix devrait se déterminer avant le mariage par le futur couple. Ceci n’entraîne aucune condamnation pour ceux qui faute de connaissance, s’engagent dans le mariage selon la culture du pays, la tradition de la famille ou tout autre modèle qui se situe en dehors des voies de Dieu. Ils risquent de souffrir, mais la grâce de Dieu sera toujours prête à intervenir, s’ils se repentent de leurs voies ou de leur ignorance.

 

Résumons les fruits que trouvons avec l’arbre de la vie : la justice, la lumière, Christ bien sûr, nous devenons le sanctuaire de Dieu. Voici de merveilleuses promesses pour ceux  qui choisissent le plan de Dieu, marchent par la foi  et recherchent la conduite du Saint-Esprit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et eux, ils seront mon peuple (ou mon couple) je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout–puissant.

Maintenant regardons les fruits que nous trouvons dans l’arbre de la connaissance du bien et du mal : l’incrédulité, la rébellion contre Dieu, un joug étranger, l’injustice, les ténèbres, Bélial, le temple des idoles, l’infidélité. Bélial est un nom de Satan et signifie : indignité, méchanceté, impiété. Ce modèle vient de Babylone c’est pourquoi notre Dieu dit : Aussi sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur.

Le modèle de Dieu nous le trouvons avec Jésus et son Epouse ou l’Eglise. Jésus se présente lui-même comme l’Epoux.  Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? Aussi longtemps qu’ils ont avec eux l’époux, ils ne peuvent jeûner.                                                                                                                       Marc 2 : 19

Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui–même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

 

Que veut nous dire la Bible par cet avertissement : ne vous mettez pas sous un joug étranger ? Avant de répondre regardons cette même mise garde dans la version Parole vivante : Ne vous associez pas avec les incroyants, ne faites pas cause commune avec eux : ne vous mettez pas sous un même joug avec des incrédules. En effet, comment concilier la justice et l’injustice ? Qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?

La Bible nous cite deux jougs : le joug étranger et le joug que nous propose Jésus

Qu’est-ce qu’un joug ?

 

C’est une pièce de bois que l’on pose sur la tête de deux bœufs assemblés, avec lequel ils sont appelés à tirer une charge, un chariot, une charrue etc. C’est-à-dire à développer beaucoup d’efforts qui leurs sont imposés.  Retenons bien que le joug se pose sur la tête, là ou se tiennent nos pensées. Porter un joug désigne que nous sommes soit, sous la contrainte, la domination de quelqu’un, ou en association avec quelqu’un, dans une position de partage des taches et des fardeaux. Maintenant regardons le joug que nous propose Jésus.

 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

                                                                                                                                Matthieu 11 :29 et 30

Dans l’évangile il offre cette invitation au peuple Israélien qui vit sous le joug religieux, écrasant des pharisiens. Le joug qui enlève toute liberté.

Autrement dit le joug de Jésus est de la même nature que son cœur : doux et léger. Voilà le joug que Jésus nous propose dans son modèle de mariage : un joug d’amour, de liberté, de partage commun.

Le joug de Jésus se porte toujours à deux : lui et moi ou dans le mariage avec le couple. Comme Jésus était en association avec son Père, pendant son ministère sur terre. Jésus était en quelque sorte « l’apprenti » de son Père, tout en étant dans une relation de confiance totale et d’amour. Il parlait comme le Père, agissait comme le Père. Car le Père était avec Jésus réconciliant le monde avec lui-même. C’est une image bien sur, cette association ou dépendance d’amour de Jésus vis-à-vis de son père, nous donne  un exemple de la marche que Jésus nous propose en acceptant son joug.

Recevoir les instructions de Jésus, c’est recevoir ses paroles, lui la Parole vivante. Lui-même dit que ses paroles sont : Esprit et Vie, c’est-à-dire créatrices de vie : Elle redonne la vie aux morts, guérit les cœurs brisés, console les affligés, donne un diadème au lieu de la cendre.

Le joug de Jésus représente une association de cœurs et d’Esprit. Il se prend et se reçoit. Avec le joug de Jésus nous suivons le chemin ouvert, tracé par Jésus et qui conduit au coeur du Père. Avec le joug de Jésus nous marchons dans la lumière et non dans les ténèbres. Nous marchons dans la vie ou sur le chemin qui conduit vers l’arbre de vie. Là nous savons que nous sommes agréables au Père et dans l’obéissance à ses désirs : Choisis la vie c’est là où je te bénis.

Avant de nous offrir son joug Jésus a travaillé durement pour nous ouvrir le chemin de la vie. Cela l’a conduit à la croix. Jésus est devenu en quelque sorte « le bœuf guide » celui qui ouvre la voie ou le sillon, celui qui ne s’en écarte jamais. De ce fait il devient le guide le plus sûr pour notre mariage, notre famille, l’éducation de nos enfants ou des enfants à venir.

Recevoir ses instructions, c’est se tenir tout proche de Jésus, dans une relation d’amour. Nous, souvent nous sommes comme un jeune bœuf qui a besoin de dressage, tantôt tirant en arrière, tantôt bondissant en avant, ou à droite ou à gauche. Jésus dans sa marche avec nous reste insensible à tous nos actes, cela ne le perturbe pas. Il nous apprend sa sagesse, son obéissance, sa miséricorde, son amour, sa douceur. La douceur du cœur qui découle du fruit de l’esprit.

Jésus nous apprend à vivre dans le repos, le repos du cœur bien sûr, mais également le repos de l’âme. L’agitation se manifeste souvent dans nos âmes, même à certains moments d’une façon violente ce qui nous perturbe. Le joug de Jésus « doux et léger » nous apporte le repos, l’instruction, mais également la lumière, la paix, la vie dans une relation d’amour.

 

Au figuré : le joug désigne une servitude rude, insupportable,

 

Nous parlons de joug pesant, d’asservissement, de captivité, d’esclavage, de mettre quelqu’un sous le joug ou le tenir sous le joug de l’oppression, de la tyrannie, de l’abus de pouvoir. Nous parlons du joug de l’occupant : par exemple la France était sous le joug  des Allemands lors de la dernière guerre.

Autrement dit toutes ces dernières définitions nous parlent du joug  d’un ennemi ou d’un joug étranger, au royaume de Dieu évidemment : c’est pour cela que beaucoup de personnes vivent une vie qui n’a pas de sens, connaissent des échecs, traversent des épreuves, souffrent et cherchent du repos, ou vivent dans la crainte de la mort.

Ce joug étranger ou le modèle babylonien nous en trouvons l’origine dans le « couple » de Nimrod et Sémiramis qui prend ses racines dans un inceste, dans la débauche. En effet Sémiramis s’est mariée ou plutôt vit une vie de couple avec son propre fils. De ce fait elle sera ni une épouse ni une mère. Elle deviendra une dominatrice, une manipulatrice. C’est de cette union diabolique qu’est née la religion mère enfant: soit avec Diane, soit Artémis, la reine du ciel ou tout simplement avec l’idole nommée  « Marie » qui se tient debout avec un petit Jésus dans ses bras. C’est la religion de la mère et de l’enfant.

De même Nimrod ne deviendra jamais un époux ni un fils. Il est animé par esprit d’orphelin comme Caïn, comme lui il va construire une ville, un empire hostile au royaume de Dieu : Babylone qui signifie confusion. C’est un modèle pyramidal et dans ce modèle un des deux conjoints domine, contrôle l’autre. A cette occasion nous voyons apparaître le matriarcat, c’est-à-dire la domination de la mère dans cette famille.

Alors que dans le modèle de Dieu les deux conjoints sont égaux, même si le mari exerce la sacrificature pour sa famille, à condition qu’il soit soumis à Christ. Cela ne lui donne aucun droit de contrôle ou de supériorité. Mais plutôt une responsabilité qui s’exerce dans un rôle de protection.

 

Que représentent Babylone ? Et d’où vient l’esprit de Babylone ?

 

 Kusch engendra aussi Nimrod ; c’est lui qui commença à être puissant sur la terre.  Il fut un vaillant chasseur devant l’Eternel ; c’est pourquoi l’on dit : Comme Nimrod, vaillant chasseur devant l’Eternel.  Il  construisit et régna d’abord sur Babel, Erec, Accad et Calné, au pays de Schinear.                                                                                                  Genèse 10 : 8 à 10

 C’est Nimrod qui retient notre attention : il régna d’abord sur Babel (Babylone) ce nom signifie confusion.  D’autres traductions disent : il battit Babel et la tour de Babel, capitale du royaume sur lequel il s’établit. La Bible nous dit qu’il fut le fondateur du premier empire venu à l’existence après le déluge

Nimrod, son nom signifie soyons rebelle ou se rebeller. La Bible nous le présente comme un vaillant chasseur devant l’Eternel. Avant tout c’était un chasseur d’âmes, qu’il cherchait à sortir de l’orbite de l’Eternel, afin de régner sur les âmes et de les amener dans l’adoration des faux dieux. Lui-même, après sa mort est présenté, par sa femme, comme un dieu soleil.

Le mot hébreu « devant », est « paniym » et signifie : contre ou en opposition avec, de colère, en face de, plus grand que. Il était un puissant chasseur qui provoquait l’Eternel.

La nature de Nimrod était la rébellion et l’arrogance, c’est-à-dire  la nature qui émerge suite à un profond rejet.

Le nom de Nimrod vient de nimr qui signifie léopard, et rada qui signifie pour maîtriser.

C’est-à-dire qu’il s’éleva contre l’Eternel, contre les principes du gouvernement divin, afin d’établir les siens.

 

Comment reconnaître dans une famille si nous sommes en présence d’un système babylonien ou selon les principes du gouvernement divin ?

 

 Dans le système babylonien nous trouvons toujours un époux ou une épouse qui règne, domine, manipule, contrôle son conjoint.

Dans le gouvernement divin, c’est tout le contraire. Dieu n’est pas celui qui nous domine, nous manipule ou nous écrase. Dieu est celui qui désire nous élever à son niveau, gouverner avec nous. Jésus désire élever son Epouse et régner avec elle, et non la maintenir dans un état d’infantilisme. Jésus est le « bien-aimé » qui me dit ou nous dit «  Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens »                                          cantique des cantiques : 2-10

 Jésus est également : L’Emmanuel, le Dieu avec nous, celui qui s’est abaissé jusqu’à nous laver les pieds. Il est celui qui a quitté, s’est dépouillé : existant en forme de Dieu, n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher.                 Philippiens 2 : 6

Dans ces attitudes nous ne trouvons aucune pyramide, ni même l’ombre d’une pyramide.

Maintenant nous allons prendre un exemple, dans la Bible, de couple construit sur le modèle babylonien.

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Qui est aux commandes dans la famille D’Isaac et de Rebecca?

 

Abraham envoie son serviteur chercher une épouse qui ne soit pas cananéenne pour son fils Isaac, en obéissance à la volonté de l’Eternel. Il l’envoie dans le pays où habite la famille de Bethuel, membre de la famille d’Abraham et son neveu. Dès son arrivée il commence par adresser une prière à l’Eternel. Il lui demande que tout ce qui va suivre maintenant vienne de lui : une jeune fille se présente à lui. Elle correspond pleinement, par son service, à la prière qu’il vient d’adresser à l’Eternel. En contre partie elle reçoit, un anneau, l’alliance de mariage et des bijoux. Elle court l’annoncer à sa famille. Et là, déjà nous voyons Laban, le frère intervenir à cause de l’anneau, et des bijoux qui recouvrent sa sœur. Dans tout ce qui va se dérouler ensuite, dans la famille de Bethuel, le papa, apparaîtra une seule fois. Par contre la maman et son fils Laban vont être présent constamment et prendre toutes décisions, même ils essaient de retenir Rébecca pour une dizaine de jours. Seul Laban et la maman reçoivent des cadeaux : Et le serviteur sortit des objets d’argent, des objets d’or, et des vêtements, qu’il donna à Rebecca ; il fit aussi de riches présents à son frère et à sa mère.                                                      Genèse 24 : 53

 Le lendemain le serviteur désire partir afin que son voyage réussisse pleinement. C’est sa seule motivation. Il ne veut pas se laisser distraire. Il est chargé d’une mission à remplir : ramener une épouse pour Isaac. Le matin, il dit : Laissez-moi partir, et que j’aille vers mon Seigneur. Là interviennent, le frère et la mère, c’est-à-dire Laban (le fils) et sa mère.

 Le frère et la mère dirent : Que la jeune fille reste avec nous quelque temps encore, une dizaine de jours ; ensuite, tu partiras.                                                                         Genèse 24 : 55

Là encore le père est absent. Il n’est pas consulté ni dans ce qui va suivre. Dieu non plus n’est pas consulté. Le serviteur est le seul dans cette situation à avoir la crainte de Dieu et répond : Il leur répondit : Ne me retardez pas, puisque l’Eternel a fait réussir mon voyage ; laissez moi partir, et que j’aille vers mon seigneur.                               Genèse 24 : 56

Dans le verset qui suit et qui précède le départ du serviteur et de Rébecca, Bethuel le père, est absent, même lors de la bénédiction qui est donnée à Rébecca  et n’apparaît plus : Alors ils répondirent : Appelons la jeune fille et consultons-la. Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent : Veux tu aller avec cet homme ? Elle répondit : J’irai. Et ils laissèrent partir Rebecca, leur sœur, et sa nourrice, avec le serviteur d’Abraham et ses gens.  Ils bénirent Rebecca et lui dirent : O notre sœur, puisses tu devenir des milliers de myriades, et que ta postérité possède la porte de ses ennemis !                                                      Genèse 24 : 57 à 60

 

 Maintenant, à la lumière de la parole de Dieu, avec l’éclairage et la révélation du Saint-Esprit, essayons de comprendre pourquoi Rébecca est arrivée à imposer, dans son foyer, le système babylonien de sa famille ?

 Nous adressons quelques précisions aux lecteurs et lectrices de ce message. Nous ne voulons pas toucher à la vie de Rébecca. Nous ne disons pas qu’elle n’était pas l’épouse destinée à Isaac. Dans notre développement du mariage nous sommes toujours dans le cadre de quitter… afin de devenir une seule chair. Rébecca a bien quitté ses parents, sa patrie, mais pas le modèle babylonien de fonctionnement de leur couple, ni sa culture ni ses faux dieux. Elle a reçu le manteau du couple de ses parents : la division, la fausse autorité détenue par la mère et le fils. Elle introduit sous ce manteau Isaac et son fils Jacob. Il y a des manteaux qu’il faut abandonner et même déchirer avant de rentrer dans le kaïros de Dieu, c’est-à-dire quitter. Prenons le cas du prophète Elisée qui va succéder au prophète Elie, avant de revêtir son manteau il déchire le sien, l’ancien afin de recevoir le nouveau à part entière : Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux, et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Puis il retourna, et s’arrêta au bord du Jourdain ; il prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et Elisée passa.                                                                                                        2 Rois 2 : 12 à 14

Nous  sommes également dans le paragraphe des fondements ou des fondations du mariage. Nous sommes le champ de Dieu et co-ouvrier avec lui. Le diable cherchera le moyen de mettre sa semence dans ce champ : Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

                                                                                                                                  Matthieu 13:24 et 26

Ivraie en grec se dit : zizanion ce qui signifie en français zizanie, discorde, division, c’est un puissant poison. Voilà l’œuvre des ouvriers de Satan. Dans le naturel l’ivraie se distingue du bon blé par son attitude au moment de la moisson. L’épi du blé se courbe comme dans une attitude d’adoration sous le poids des grains qu’il contient. Par contre l’épi de l’ivraie se dresse bien droit comme dans une attitude d’orgueil, de rébellion.

Le livre des Actes nous en donne un exemple précis avec un homme qui s’oppose à l’apôtre Paul : Mais Elymas, le magicien, car c’est ce que signifie son nom,  leur faisait opposition, cherchant à détourner de la foi le proconsul. Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint–Esprit, fixa les regards sur lui, et dit : Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ?                                                                                          Actes 13 : 8 à 10                                        

Il ne s’agit pas de comparer Rébecca à un agent du diable, non loin de là, seulement il cherchera toujours à faire avorter le plan de Dieu, d’autant plus ici. Car il s’agit du mariage d’Isaac, le deuxième patriarche, le fils de la promesse, celui dont la lignée va donner naissance à Jésus. Isaac, le fils de la promesse, bénéficie de l’alliance donnée à Abraham. Le plan de Dieu aboutira toujours, malgré nos manques, nos résistances. N’oublions jamais le grand amour de notre Dieu, sa miséricorde, sa fidélité, sa grâce, sa patience. Mais le diable a aussi un plan ou plutôt un contre plan. Mais que de souffrances, d’années perdues vont s’écouler avant de rentrer dans le plan ou le kaïros de Dieu.

 Certes Jacob, le préféré de Rébecca, deviendra le père des 12 fils desquels naîtront les 12 tribus d’Israël. Que de souffrances avant que l’Eternel ne change son nom en Israël c’est-à-dire prince de Dieu : Pharaon dit à Jacob : Quel est le nombre de jours des années de ta vie ? Jacob répondit à Pharaon : Les jours des années de ma vie errante sont de cent trente ans. Les jours des années de ma vie ont été peu nombreux et mauvais, et ils n’ont point atteint les jours des années de la vie errante de mes pères.                   Genèse 47 : 8 et 9

La Bible nous dit que ces choses ont été écrites pour notre instruction : Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.                                                        1 corinthiens 10 : 11

Alors recevons-les vraiment à titre d’instruction afin de nous éviter de commettre les mêmes erreurs et de vivre les mêmes souffrances.

 Le nom de Rébecca signifie : Viens d’une racine du sens de prendre avec un nœud coulant, signifie également : ensorcelante, qui prend au piège ou une corde avec un nœud coulant, une jeune femme à la beauté ensorcelante. 

La Bible nous dit : qu’Isaac pris Rébecca, qui devint sa femme et il l’aima.

Rébecca était stérile, mais par l’exaucement de la prière d’Isaac auprès de l’Eternel, Rébecca devint enceinte de jumeaux.  Les deux enfants se heurtaient  dans son sein, c’est-à-dire qu’ils se haïssaient. Se heurter signifie : s’opprimer douloureusement, se briser.

L’Eternel dit à Rébecca : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles ; un de ces peuples sera plus fort que l’autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit.                                                                                                      Genèse 25 : 23

Rapidement les difficultés vont naître au sein de ce mariage avec la venue des enfants. L’influence de l’esprit  matriarcal va apparaître et prendre de l’importance.

Nous sommes en présence de deux enfants, de deux tempéraments différents, et de deux attitudes de parents différents, ce qui va amener la division dans ce mariage.

Dans ce couple nous trouvons les deux modèles que nous avons présentés ci-dessus : Rebecca a bien quitté ses parents, sur le plan géographique, c’est indéniable. Mais elle n’a pas abandonné le modèle de couple de ses parents et surtout la direction tenue par sa maman avec son frère. Dans ce mariage brûlent deux feux qui se heurtent,  un feu étranger, celui de Babylone avec Rébecca et le feu de Dieu avec Isaac. Les deux enfants qui se heurtent dans le sein de Rébecca sont une exacte représentation de ces deux feux qui se heurtent dans ce couple. L’un domine l’autre tel est la Parole de l’Eternel donnée à Rébecca.

 

Le cordon ombilical, émotionnel, entre Isaac et sa maman a t-il été coupé ?

 

Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère ; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l’aima. Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère.            Genèse 24 : 67

 

 Il ne semble pas. De ce fait, certainement qu’Isaac, dans la vie de son épouse, Rébecca, il a cherché, peut-être inconsciemment et même sûrement, à continuer, a cherché à vivre la relation avec sa maman. C’est-à-dire en étant plutôt fils qu’un mari. Certainement que dans sa vie il y avait, en lui, comme un conflit : être un fils pour continuer de recevoir la consolation de la maman et être un mari pour son épouse. Certainement que cette attitude, et ce comportement d’Isaac a favorisé ce que nous connaissons de Rebecca : à savoir sa relation divisée et de domination, de manipulation et de contrôle, entre son mari et son fils préféré. C’est sa relation avec son fils qui dominait. Dans la vie d’Isaac il y avait un terrain favorable, pour qu’il accepte l’influence et le modèle du gouvernement babylonien dans son mariage.

Ces deux enfants grandirent. Esaü, l’aîné devint un habile chasseur, un homme des champs ; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes avec sa mère.

La division rentre dans ce couple: Isaac aimait Esaü, parce qu’il mangeait du gibier ; et Rebecca aimait Jacob.                                                                                                     Genèse 25 : 28 

Esaü est un chasseur comme Nimrod et les affaires du royaume de Dieu ne l’intéressent peu. Un jour rentrant de la chasse affamé, il vend son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, à son frère Jacob. Rébecca préférait Jacob parce qu’il restait tranquille sous les tentes avec elle. De ce fait Esaü était lié à son père ou Isaac et Jacob à sa mère ou Rébecca.

Un jour Isaac dit à Esaü : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte le moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure.                                                        Genèse 27 : 2 à 4

Tandis qu’il parlait à son fils préféré, Rébecca écoute ce que dit Isaac à Ésaü. Rébecca  va conspirer contre son mari, contre son fils Ésaü,  au profit de son préféré : Jacob. Là nous voyons l’influence et les manœuvres de l’esprit de Babylone dans un couple, il cherchera toujours à prendre le pouvoir. Il agit souvent avec  Jézabel qui tue ses propres enfants et le mari.

Rébecca développe une stratégie de tromperie, de mensonge et d’usurpation envers son fils Ésaü et son mari. Elle va amener et convaincre son fils Jacob de tromper son père, pour lui arracher la bénédiction destinée aux premiers nés.

Jacob était attaché émotionnellement à sa mère, donc facilement influençable et manipulable entre ses mains. Il est lié à sa mère par un lien d’âme fusionnelle, le cordon ombilical n’a jamais été coupé. De ce fait il n’a jamais reçu l’amour du papa. Rébecca devient responsable des divisions et de toute la haine dans la famille. Cela va provoquer le désir de tuer dans le coeur d’Esaü.  La fuite de Jacob devient la seule issue possible pour sauver sa vie en danger. C’est ce que fait  une mère influencée par l’esprit et le modèle de gouvernement de Babylone. Elle déshonore complètement son mari, jusqu’à la mort, par son attitude et l’attitude qu’elle fait adopter à son préféré : Jacob qui déshonore son père  en se présentant comme étant Esaü. Jacob trompe son père, également par un baiser.

Par sa manœuvre, Rébecca trompe son fils aîné, elle jette dans son cœur la haine, le meurtre dans son cœur. Ésaü, de ce fait tout au long de sa vie  restera orphelin de mère. Il va rentrer dans le cycle des carences maternelles ou l’absence de la mère. Il ne recevra pas de sa part la nourriture émotionnelle dont il avait besoin pour être un homme équilibré. Rébecca s’élève contre le plan de Dieu, dans son rôle de maman. Nous sommes loin de l’aide semblable créée par Dieu.

 

 Toute sa vie Ésaü sera un carencé de l’amour maternel. Le diable aime ces situations, ces personnes : homme ou femme affaiblies ou carencées dans l’amour maternel. Il sait que dans ces vies il pourra facilement tirer les ficelles du rejet, de la rébellion, mettre la haine dans ces cœurs  ouvert au meurtre. Ces personnes se tiendront dans l’isolement, la peur, la crainte. Le diable sait également que toutes personnes carencées dans l’amour maternel reproduiront le même modèle dans la vie de leurs enfants. Et cela se reproduira de générations en générations, jusqu’au jour où une personne prendra conscience de ce problème, et acceptera de s’humilier devant Dieu et de rompre l’influence de cet héritage.

 

 Les carences maternelles, à travers le favoritisme et la manipulation peuvent amener le meurtre, la haine, la jalousie et la division entre les enfants : quand Esaü apprend auprès de son père qu’il a été supplanté par son frère, dans la bénédiction qu’il espérait recevoir il poussa de grands cris :  Esaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Esaü disait en son cœur : Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère.                                      Genèse 27 : 41

Rébecca est toujours là, veillant et surveillant, comme un chat qui guette sa proie ou  défend son territoire : Voici, Esaü, ton frère, veut tirer vengeance de toi, en te tuant. Maintenant, mon fils, écoute ma voix ! Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; et reste auprès de lui quelque temps, jusqu’à ce que la fureur de ton frère s’apaise, jusqu’à ce que la colère de ton frère se détourne de toi, et qu’il oublie ce que tu lui as fait. Alors je te ferai revenir.                                                                                                           Genèse 27 : 42b à 45

En réalité Rébecca perd ses deux fils le même jour, tous les deux deviennent des orphelins : Ésaü sera orphelin de mère, Jacob sera orphelin de père. Là encore nous retrouvons l’influence de l’esprit de Babylone qui cherchent à détruire la famille établie selon le modèle de Dieu.

 

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