Retrouvons et demeurons dans le premier amour.

Retrouvons et demeurons dans le premier amour.

Dans la liste des clés perdues par l’Eglise de Laodicée, nous trouvons la perte du premier amour, en tête de liste, à cause de la tiédeur. Le seul reproche adressé par Jésus à l’Eglise d’Éphèse, dont le nom signifie, rappelons-le : relâchement « c’est que tu as abandonné ton premier amour »
L’Eglise de Laodicée a connu le même problème, la même tentation, mais elle n’a pas réagi. D’après la Bible en français courant il est écrit « tu ne m’aime plus comme au commencement » ou tu n’es plus amoureux ou amoureuse de moi.
Cela signifie que Jésus a perdu la première place, la place de capitaine, de Seigneur, ou d’Epoux. Son Epouse l’abandonne. Elle s’adonne à des frivolités.
C’est pourquoi la signification du nom de Laodicée nous éclaire : le peuple qui gouverne, la volonté du peuple. Dans cette situation la crainte de Dieu disparaît également, par contre l’esprit d’indépendance pointe le nez, ainsi que l’esprit d’empire, d’empereur. Tous ces esprits préparent la venue de l’Antichrist ou de la bête dont parle la Bible dans le livre de l’Apocalypse.
Abandonner signifie : Cesser ou abandonner le combat, s’en aller vers d’autres dieux, quitter, négliger, laisser volontairement ou par négligence, partir en laissant quelqu’un derrière soi, comme des parents qui abandonnent un enfant, ou Jésus détrôné dans les cœurs par négligence, par la tiédeur. La passion pour Jésus s’est refroidie.
Dans l’Ancien Testament l’Eternel adresse le même reproche aux israélites.
Va, et crie aux oreilles de Jérusalem : Ainsi parle l’Eternel : Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre inculte.
Israël était consacré à l’Eternel, Il était les prémices de son troupeau.
Je t’avais plantée comme une vigne excellente Et du meilleur plant ; Comment as tu changé, Dégénéré en une vigne étrangère ?
Jérémie 2 :2-3 et 21
En considérant son peuple, l’Eternel vit que beaucoup d’israélites l’aimaient, autrefois, d’un amour sincère. Ils prenaient sa parole au sérieux et menaient une vie simple qui lui était agréable. Il lui était consacré comme une épouse dévouée envers son mari. Il s’était éloigné de lui pour « aller après des choses de néant et devenir eux-mêmes que néant»
Jérémie 2-5b
Le premier amour nous vient directement du cœur de Jésus.

Comment retrouver le premier amour pour Jésus et y demeurer ?

Bien sûr la première démarche commence par la repentance : Repentons-nous de l’avoir perdu.
Le livre du Cantique des cantiques nous apprend à développer et à garder une relation d’amour avec Jésus. Il nous donne des exemples de l’amour suprême entre Jésus et son Epouse, c’est-à-dire avec nous même.
Les manquements, les défaillances ne viennent jamais de Jésus, mais de nous-mêmes. Nous allons relever quelques passages relatant la différence d’attitudes entre Jésus et de nous mêmes. Malgré nos faiblesses, Jésus ne nous condamne jamais. Nous l’avons déjà précité dans un chapitre précédent, Jésus se présente comme le meilleur pédagogue. Il désire nous élever à son niveau, sans relâche, jamais il n’abandonne.
Dans l’évangile de Jean, Jésus nous révèle de quel feu il brûle pour nous. Il nous invite à vivre cet amour, il nous donne la solution.
Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
Jean 15: 9 et 10
Ces versets nous montrent que Jésus nous aime avec la même intensité que le Père l’aime. Jésus demeure dans l’amour du Père et garde ses commandements. Jésus nous invite à demeurer nous-mêmes, dans son amour en gardant ses commandements ou en demeurant dans sa parole, selon l’exemple de lui-même qu’il nous cite, avec son Père. Dans ce passage de l’évangile, Jésus utilise trois fois le verbe demeurer, et deux fois le verbe garder, dans ses deux versets successifs.
Demeurer signifie : Habiter, loger, garder continuellement, ne pas périr, endurer.
Dès le début de la bible l’Eternel donne un commandement important à son peuple.
Ecoute, Israël ! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.
Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Deutéronome 6: 4 et 5
La bible nous invite à la conclusion suivante : pour aimer commençons par écouter.
Écouter, garder, demeurer, aimer, voilà quatre verbes importants, dans un ordre chronologique à respecter et à entretenir dans nos vies.
Jésus nous dit : Mes brebis entendent ou reconnaissent ma voix. Quand nous perdons l’écoute de sa voix, nous nous égarons loin du premier amour pour Jésus. Ensuite nous commençons à entendre et à écouter d’autre voix que celle de Jésus, et ces autres voix deviennent familières à nos oreilles. La confusion rentre dans nos vies ainsi que la surdité spirituelle. Dans ces circonstances nous nous éloignons de Jésus, de son amour, et de ses commandements. Nous quittons, délaissons cette demeure que Jésus nous offre, et Jésus en même temps.
Afin de revenir dans le premier amour, il nous faut réapprendre à redevenir intime avec la voix et rien que la voix de Jésus.

Voici comment l’Epouse se comporte, elle commence par éprouver de la joie en entendant sa voix. Elle la reconnaît et voit Jésus bondissant par-dessus les collines. Elle cite même la passion de Jésus pour la rejoindre ou nous rejoindre.
C’est la voix de mon bien–aimé ! Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes, Bondissant sur les collines.
Mon bien–aimé est semblable à la gazelle ou au faon des biches. Le voici, il est derrière notre mur, Il regarde par la fenêtre, Il regarde par le treillis.
Mon bien–aimé parle et me dit : Lève toi, mon amie, ma belle, et viens !
Cantique des cantiques : 2: 8 à 10

L’Epouse sait que Jésus franchit les collines, même il bondit avec des larmes quand il doit passer par la montagne de la myrrhe et la colline de l’encens.
J’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens.
Cantique des cantiques 4 : 6b
La montagne de la myrrhe et de l’encens désigne le mot Golgotha. La myrrhe symbolise la souffrance, la mort. La myrrhe servait à embaumer les corps.
Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.
Jean 19:39
Sur le mont Golgotha c’est là que Jésus offre sa vie comme une prière qui s’élève en un parfum de bonne odeur vers le Père.
Que ma prière soit devant ta face comme l’encens, Et l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir !
Psaume 141- 2
Malgré cette invitation lancé par Jésus : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens ! Jésus va renouveler la même invitation à nouveau, mais l’Epouse ne répond pas, elle garde le silence.
Pourtant des paroles gracieuses et pleines de charmes bouillonnent dans les cœurs, de part et d’autre.
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.
Cantique des cantiques 1 :15
A nouveau Jésus renouvelle ces mêmes paroles au chapitre 4 :1
Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée, Tu me ravis le cœur par l’un de tes regards, Par l’un des colliers de ton cou. Que de charme dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !
Cantique des cantiques 4 : 9 et 10a

Que tu es beau, mon bien–aimé, que tu es aimable !
Cantique des cantiques 1 : 15 et 16

Alors pourquoi ce silence de l’Epouse à l’invitation de sortir?
« Il est derrière notre mur »
La réponse sort de la bouche de l’Epouse : Entre elle et Jésus se dresse un mur, un mur que ne franchit pas Jésus, un mur derrière lequel se tient l’Epouse. Nous aussi il nous arrive d’élever un mur entre Jésus et nous. Nous savons que Jésus nous aime, mais nous hésitons à répondre.
Quelle est l’origine et la nature de mur qui retient l’Epouse ?
« Le roi m’introduit dans ses appartements » Cantique des c 1 :4
L’Epouse connaît une expérience extraordinaire : Elle fait une rencontre avec Jésus, le roi qui l’introduit dans ses appartements. Elle expérimente l’amour, la lumière de Jésus. Jésus est tout entier disponible pour elle seule.
Dans la présence de Jésus, elle voit tout ce qui n’est pas correct dans sa vie. Dans la présence de Jésus, l’Epouse découvre la réalité de son cœur, de son âme, de sa vie. Elle se découvre noire, mais belle. Cela peut paraître contradictoire ?
Malgré cela, elle ne se condamne pas, ne se culpabilise pas. A cause de l’amour prodigué par Jésus, elle se voit belle, et dans cette beauté elle découvre son identité.
Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
Ne prenez pas garde à mon teint noir : C’est le soleil qui m’a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m’ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée.
Cantiques des cantiques 1 : 5 et 6

« Kédar » en hébreu signifie : sombre. Devant la lumière de Jésus, l’Epouse voit l’intérieur de son cœur : il est sombre comme l’intérieur des tentes de Kédar. L’intérieur nous parle du cœur de l’Epouse, c’est-à-dire de chacun d’entre nous qui avons accepté Jésus comme Seigneur de notre vie. Oui, il y a encore des zones sombres dans notre cœur : à cause du doute, de la culpabilité qui nous atteint si facilement, de rébellion ou de rejet. Ces zones sombres de notre cœur peuvent provenir de la mauvaise connaissance de la Parole de Dieu, de l’amour de Dieu etc. de nos anciens péchés pour lesquels le diable nous accuse encore, de besoin de guérison émotionnelle ou de délivrance.

« Kédar » a une autre signification que nous donne le mot « quadar » qui signifie : affligé, noircir, troubler, tristesse, triste, pleurer, être sombre, morne, obscurcir, assombrir. En voici un exemple :
« Je suis courbé, abattu au dernier point, tout le jour, je marche dans la tristesse ».
Psaume 38 :7
Oui dans la présence de Jésus ne soyons pas surpris de vivre cela! Souvenons-nous que l’Epouse a demandé à Jésus de l’entraîner dans sa chambre royale. L’Epouse s’aperçoit qu’il y a dans sa vie de la tristesse. Elle est affligée. Elle vit des situations qui obscurcissent, assombrissent sa vie, voire même, elle en verse des larmes.
Qu’est-ce qui provoque cela ?
Les brûlures du soleil, c’est-à-dire les épreuves de la vie, l’irritation de ses frères qui l’ont faite gardienne de leurs vignes. Mais la sienne, elle ne l’a pas gardée. Le peu d’estime qu’elle a d’elle-même assombrit sa vie. Elle découvre que dans son cœur il y a encore des influences de sa nature adamique. Voilà ce dont elle prend conscience en présence de Jésus. Nous aborderons ces sujets plus loin.
Je suis noire, elle ne fait pas allusion à la race noire. Noire, ici, ne désigne pas la couleur, mais une autre signification qui nous est donnée à travers le grec : être troublée, se tenir dans la pénombre, comme dans la petite aurore. Cela veut dire que pour sa vie, l’Epouse, jusqu’à maintenant, elle manquait de discernement pour sa vie.
Elle vivait dans la pénombre. Tout d’un coup sa vie prend un sens. Les yeux de son cœur s’illuminent. Elle comprend qu’elle a une destinée, un but à atteindre, une mission à remplir. A partir de maintenant, elle va chercher sérieusement la priorité de sa vie : être l’Epouse de Christ. L’Eglise de Laodicée a oublié cet objectif et tous les autres à cause de la tiédeur. Elle vit dans l’autosatisfaction.

L’Epouse découvre un autre problème dans sa vie, elle s’aperçoit qu’elle vit à l’écart comme une égarée, loin du corps de Christ, loin des troupeaux du bon berger, et de ses compagnons, loin des cinq ministères. Elle crie à Jésus :
Dis moi, ô toi que mon cœur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi ; Car pourquoi serais je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons ?
Cantique des cantiques 1 : 7
Egarer signifie : se fourvoyer, se perdre, être hors du droit chemin, se détourner, s’écarter de la vérité.
Midi représente le moment le plus chaud de la journée, surtout en Israël. Midi c’est l’heure du repos ou les brebis vont digérer, à l’ombre, l’herbe fraîche mangée le matin. Cela nous montre qu’il a un temps pour nous nourrir de la parole et un temps pour la digérer, dans le repos, sous l’ombre du Saint-Esprit, non pas en vivant seul, mais en communion avec la famille de Dieu.
L’Eglise de Laodicée a oublié ces principes du royaume de Dieu, pour sortir de la tiédeur, elle doit les retrouver.
Ecoutons la réponse de Jésus à la question de l’Epouse :
Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux près des demeures des bergers.
Cantique des cantiques 1 :8
Dans les paroles de Jésus nous ne relevons aucun reproche, mais seulement des paroles d’encouragement et de conseils, d’orientation pour trouver le chemin de la vie. Les chevreaux nous parlent des enfants de la bien- aimée, de nos enfants, instruisons les près des demeures des bergers, c’est-à-dire près des cinq ministères : Apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs ou berger, et des enseignants de la parole de Dieu. Bien sûr sans esquiver notre part de responsabilité, en qualité de parents. Apprenons leur à vivre leur foi, non pas en isolé, mais au sein de la famille de Dieu.

A nouveau Jésus vient frapper à la porte du cœur de l’Epouse. Jésus ne force pas la porte. L’Epouse reconnaît la voix de Jésus, mais elle trouve des excuses pour ne pas répondre tout de suite, quand elle ouvre sa porte jésus est parti.
J’étais endormie, mais mon cœur veillait… C’est la voix de mon bien–aimé, qui frappe : Ouvre moi, ma sœur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.
J’ai ôté ma tunique ; comment la remettrais je ? J’ai lavé mes pieds ; comment les salirais je ?
Cantique des cantiques 5 : 2 et 3
La tête couverte de rosée, les boucles pleines de la rosée de la nuit, nous parlent d’un berger qui a passé la nuit avec ses brebis, car la rosée apparaît tôt le matin.
Ces paroles nous ramènent à la parabole de la brebis égarée et des 99 en bon état, que le bon berger laisse sur la montagne pour aller à la recherche de la brebis égarée. Après une nuit harassante, Jésus désire partager son fardeau avec son Epouse. La réponse de l’Epouse équivaut à ceci : j’ai enlevé ma tunique, c’est-à-dire mon vêtement de service, et je n’ai pas envie de le remettre tout de suite, il est trop tôt. Cela nous ressemble quand le Saint-Esprit, dans nos pensées, nous demande de prier pour une personne précise, ou de téléphoner à quelqu’un. Nous entendons, mais nous attendons à être disposés pour obéir.
Pourtant la bible nous demande d’être comme des ouvriers dans l’attente du retour de leur maître, sans savoir ni le jour, ni l’heure.
L’Epouse en éprouve des regrets, mais il est trop tard ; le bien aimé est reparti. Maintenant c’est elle qui part à sa recherche. Elle l’appelle, elle n’obtient pas de réponse, Jésus reste silencieux. Elle rencontre les gardiens ou les veilleurs de la ville. Elle les ennuie avec ses questions. Là, elle reçoit des coups, elle est blessée, son voile lui est enlevée.
« J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? » Ces paroles signifient : J’ai enlevé mes chaussures du zèle de l’évangile de paix.
Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé ; Je l’ai appelé, et il ne m’a point répondu.
Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée ; Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée ; Ils m’ont enlevé mon voile, les gardes des murs.
Cantique des cantiques 5 : 6b et 7
Ces versets nous préviennent des conséquences qu’engendre notre manque de spontanéité à répondre à Jésus.
Le voile enlevé nous parle du voile que portait toute jeune fille fiancée ou promise, publiquement elles s’en couvraient pour dire : je suis fiancée, ne me demandez plus en mariage. Là, l’Epouse reçoit un affront, un manque de respect dû à sa lenteur à répondre à Jésus. Elle se retrouve dans la situation d’une jeune fille « disponible » pour recevoir une ou des demandes en mariage.

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