Il existe au moins quatre attitudes de coeur face au pardon

Il existe plusieurs attitudes face au pardon ou plusieurs sortes de chrétiens. Nous en notons au moins quatre. Et nous allons retrouver les enfants et  les fils, les immature et les matures, les « teknon » et les « huios » comme nous l’ont développé précédemment.

1 — les « sans péché » de leur bouche sortent ces paroles : moi je suis une bonne personne, je ne  fais de mal à personne, je ne vole pas etc. et ils en concluent qu’ils sont sans péché. Je ne suis pas comme un tel. La nous retrouvons le même comportement que les pharisiens.

Jésus  dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres. Deux hommes montèrent au temple pour prier : l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priant ainsi en lui-même : Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain. Je jeune deux fois par semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : Ô Dieu soit apaisées  envers moi, qui suis un pécheur.

Je vous le dis, celui ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Reconnaître que j’ai besoin d’être pardonné, c’est s’abaisser. Avouez que j’ai besoin de pardonner c’est également s’abaisser. C’est avoir  l’attitude de ce publicain qui reconnaît devant Dieu ses besoins, son besoin de pardon. Ces personnes s’évaluent selon les lois du monde, mais ne permettent pas au Saint-Esprit de sonder leurs cœurs.

Mais Jésus les traite de sépulcre blanchi, et d’être plein d’ossement, de pourriture à l’intérieur, c’est-à-dire dans leur cœur. Ces personnes regardent aux rites qu’elles accomplissent « ce laver les mains en revenant du marché » c’est-à-dire qu’ils nettoient seulement l’extérieur de la coupe. Autrement dit elle foule aux pieds le sang de Jésus, ignore ou veulent ignorer l’œuvre accomplie par Jésus à la croix. Elle  se condamne à ne jamais connaître l’amour de Dieu, le pardon de Dieu. Elles regardent le fleuve du pardon de Dieu couler  à côté d’elle, mais ni rentrent pas.

Jean 9 — 39 à 41 : puis Jésus dit : je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient et que ceux qui voient deviennent aveugle. Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : nous aussi, sommes-nous aveugles ?

Jésus leur répondit : si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

 

2 les chrétiens « mer Morte » : ces chrétiens sont passés par l’expérience de la nouvelle naissance. Ils en sont reconnaissants envers  Dieu.  Toutefois Ils ne libèrent pas ce fleuve du pardon reçu dans leur vie, ou ils acceptent de pardonner dans certaines conditions établies selon leur interprétation ou compréhension de la parole. Notamment avec ce verset : Jean 20 — 23 : ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés ils seront pardonnés et ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus.

C’est ainsi que raisonne certains chrétiens après 20 ans de conversions. Je pardonne à ceux qui me pardonnent ou qui me demandent pardon. Mais je ne pardonne pas à un autre chrétien, qui m’a causé du tort, s’il ne me demande pas pardon. Ces chrétiens sont grandement dans l’erreur. Ils oublient ce passage de la parole.

Romains 5-6 à 8 : car lorsque nous étions encore sans force, Christ au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait on pour un juste, quelqu’un, peut être, mourrait-il pour un juste.

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Jésus n’a pas attendu que nous crions vers lui pour nous pardonner.

Il est toujours dangereux de sortir un verset de son contexte pour en établir une doctrine qui nous avantage.

Dieu n’a pas deux attitudes ou doctrines face au pardon. Rappelons Matthieu 6 — 12 et 14 et 15 : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste  vous pardonnera aussi.

Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus.

Remettons le verset dans son contexte : Jean 20 — 23 : Jésus parle à ses disciples, il vient de souffler sur eux afin de leur donner le Saint-Esprit, et de les envoyer en mission. Ils ne sont pas exempt des passages que nous venons de voir dans Matthieu six.  Toutefois dans certaines conditions Jésus leur donne l’autorité pour retenir les péchés.

Retenir ou retiendrez signifie : mettre une personne sous le contrôle d’un débiteur, ou garder sous le contrôle d’un débiteur, tout comme nous devenons débiteur ou sous le contrôle d’une banque qui nous prête une somme d’argent. Il nous faut payer… Rembourser. Il en est de même sur le plan spirituel. Nous en voyons un exemple dans 1 Corinthiens 5- 2 à 5 : il s’agit d’un homme qui tout en se disant chrétien, et qui fréquentent  l’église de Corinthe, se trouve dans une situation d’inceste avec la femme de son père, c’est-à-dire sa belle-mère. Les responsables de cette église acceptent cette situation avec indifférence, sans réagir. Ils laissent le péché s’installer dans leur église. Alors l’apôtre Paul agit : verset 4 et 5 : Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance du Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur jésus.

Continuons avec les verser 12 et 13 :

Qu’ai-je En effet à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que nous avons à juger ?

Pour ceux du dehors, Dieu les juges. Ôtez le méchant du milieu de vous ou celui qui vit en désobéissance de haut en rébellion face à la parole de Dieu.

Retenons bien le principe du pardon : si nous retenons le péché d’un frère, d’une sœur, c’est-à-dire que si nous n’accordons pas le pardon, nous retenons cette personne sous le contrôle d’un débiteur, à qui elle devra payer, c’est-à-dire des démons ou le diable. Cette attitude de retenir le péché est une action de courte vue. Car en ne pardonnant pas, certes, nous mettons cette personne sous le contrôle d’un débiteur cruel. Mais comme nous n’obéissons pas à Dieu, qui nous demande de pardonner même à nos ennemis, nous nous mettons nous-mêmes sous le contrôle du  même débiteur ou maître cruel. Dieu va nous y laisser jusqu’à ce que nous remettions la dette, c’est-à-dire pardonner comme il nous a pardonné.

En plus, il arrive que Dieu attende notre pardon envers une personne pour l’amener au salut, et même nous utiliser pour amener cette personne ou ces personnes au salut.

Proverbes 25 — 21 et 22 : si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger. S’il a soif, donne-lui de l’eau à boire ce sont des charbons ardents que tu amènes sur sa tête, et l’Eternel te récompensera.

Il existe plusieurs attitudes face au pardon ou plusieurs sortes de chrétiens. Nous en notons au moins quatre. Et nous allons retrouver les enfants et les fils, les immature et les matures, les « teknon » et les « huios » comme nous l’ont développé précédemment. Matthieu 18 — 23 à 35 : c’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulu faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait 10 000 talents. Comme le Il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il soit vendu, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait, et que la dette soit acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur est patience envers moi, je te paierai tout.

Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devaient 100 deniers et le saisit, il l’étranglait, en disant : paix ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre et le suppliait, disant : est patience envers moi, je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeté en prison jusqu’à ce qu’il ait payé ce qu’il devait.

Ses compagnons ayant vu ce qui était arrivé furent profondément attristé, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

Alors le maître fit appeler ce serviteur, il lui dit : méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas aussi  avoir pitié de ton compagnon,  comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il est payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur.

L’homme qui devait 10 000 talents, sa dette représente la valeur de 500 000 kilos d’or. Son compagnon lui devait 100 deniers, soit l’équivalent de trois mois de salaire, c’était vraiment dérisoire.

La valeur des 500 000 kilos d’or représente la dette que nous avions envers Dieu. Nous étions bien incapables de la payer. Dans son grand amour Dieu a effacé notre ardoise avec le sang de Jésus. Les 100 deniers ou trois mois de salaire son l’image de la dette que nous avons à remettre à qui nous cause du tort ou des torts.

Cet homme qui devait les 500 000 kilos d’or a retenu le pardon qui lui avait été accordé. Il fit jeter son ami en prison. Il a agi en insensé, car en mettant son ami en prison, il l’a mis dans une situation où il ne pourra jamais payer. Ce n’est pas en prison qu’il va gagner de l’argent. Voilà son ami jeté sous le contrôle d’un débiteur cruel. En même temps cet homme livré lui-même sa vie à ce même débiteur cruel que Jésus appelle bourreaux. C’est-à-dire à ceux qui ont le pouvoir, la capacité légale de faire souffrir, de donner la mort. Bourreau signifie également : celui dont la fonction est de torturer ou de faire mourir. Les bourreaux en question, ici, les signes les démons sous le contrôle desquels se retrouvent ceux qui refusent de  pardonner.

    A suivre

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Un commentaire pour Il existe au moins quatre attitudes de coeur face au pardon

  1. ABBE YAPO BRUNO dit :

    Je suis ému

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