Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante

            Je suis responsable de ma croissance spirituelle.

Proverbes 4-18 : le sentier des justes est comme la lumière resplendissante dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour. (Ou qui brille de plus en plus jusqu’à midi)

Dieu, à travers ce Proverbe nous donne un exemple de ce que devrait être notre maturité et notre croissance spirituelle. Le sentier                                                                                                désigne un endroit où l’on marche, avance dans une progression constante, un lieu qui se parcourt jusqu’à la fin. Telle est notre vie. Nous avons été créés pour avancer, progresser jusqu’au dernier jour de notre vie. La maturité et la croissance spirituelle doivent être l’objet de notre recherche constante. Ce Proverbe nous donne l’image de la lumière qui va grandissante depuis le lever du jour, où le  soleil se lève, jusqu’à atteindre sa plénitude, c’est-à-dire le plein midi. Plus la lumière va s’intensifier dans nos vies, plus nous allons nous developper.

Ainsi devrait être notre croissance et notre maturité spirituelle. Nous n’aurons jamais fini d’explorer et de mettre en pratique tout ce que Jésus nous a acquis par sa victoire sur la croix.

Certaines personnes disent qu’elles connaissent  un château parce qu’elles en ont vu une photo sur Internet, d’autres, au contraire le connaissent pour l’avoir visité et revisité. Ainsi devrait être notre recherche et  notre désir de grandir en maturité. Dans notre croissance nous allons rencontrer des obstacles qu’il faudra franchir. Il sera nécessaire de prendre les bonnes décisions, de connaître la volonté de Dieu pour notre vie, et surtout obéir à ce qu’il nous demande.

Maintenant posons-nous deux questions :

– comment vivre dans l’identité que Dieu nous donne ?

– comment marcher dans la nouvelle nature que Dieu nous donne ?

La réponse à ces deux questions est très simple : qui domine ma vie ?

– ma chair ?

– ou mon esprit sous le contrôle du Saint Esprit ?

Je ne peux être conduit par deux maîtres, sinon je suis dans la confusion, haïssant l’un, obéissant à l’autre, ou obéissant tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Tant que mon âme n’aura pas été renouvelée ainsi que ma mentalité, j’aurais tendance à me conformer aux principes de ce monde et non aux principes  du royaume de Dieu.

Soit je crucifie ma chair comme la bible nous le demande « j’ai été crucifié avec Christ » «  je suis crucifié pour le monde, de même le monde est crucifié » cela doit devenir une réalité. Sinon ma chair va me mettre à mort ou me tuer.

Pour illustrer cela, nous tirons de la Bible un exemple qu’elle nous donne : le combat entre la chair et l’esprit, ou les problèmes de la chair non réglés dans nos vies.

Genèse 25 — 21 à 23 : dit que Rébecca, l’épouse d’Isaac, devint enceinte de jumeaux. Dans le sein de Rébecca, les deux enfants se heurtaient, c’est-à-dire qu’ils ne s’entendaient pas. Dieu dit à Rébecca, qui commençait à regretter d’être enceinte : deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles.

 L’un de ses enfants se nomme Jacob, qui va devenir Israël, c’est-à-dire prince de Dieu.

L’autre fils se nomme Esaü. Il deviendra hostile à Dieu. C’est celui qui vendit son droit d’aînesse pour un plat de lentilles. Cela nous montre qu’il était plus intéressé par les choses de la chair ( il chassait le gibier pour le plaisir de son père), les choses terrestres, que les spirituelles.

Chacun de ses enfants a donné naissance à une nation :

– Jacob donne naissance, par sa descendance, à Israël.

– Ésaü donne naissance, par sa descendance à Edom (ou les Édomites)

Quatre siècles plus tard nous  retrouvons ces deux peuples, dans un face-à-face fratricide. Les descendants, des fils d’Esaü, tendent un guet-apens à Israël.

Exode 17- 8 à 16 : Amalek vint combattre Israël à Rephidim.  Alors Moïse dit à Josué : Choisis nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.  Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.  Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort.

 Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.

 Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée.

 L’Eternel dit à Moïse : Ecris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux.

 Moïse bâtit un autel, et lui donna pour nom : l’Eternel ma bannière.

 Dieu dit : Parce que la main a été levée sur le trône de l’Eternel, il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek, de génération en génération.

Israël vient de sortir de sa captivité en Égypte, depuis quatre mois. Il est dans le désert et marche vers la terre promise par Dieu. Ce peuple a soif et commence à chercher querelle à son libérateur et conducteur : Moïse. Sur l’intervention de Dieu Moïse procure de l’eau à ce peuple qui arrive à Rephidim, ce qui signifie : « repos » ou « le lieu de repos ». L’eau ils l’ont reçu en frappant un rocher qui  symbolise Jésus « Venez à moi vous qui avez soif », et ce lieu de repos correspond à la promesse de Jésus « Venez à moi… Je vous donnerai du repos » Mais pendant son temps de repos et de rafraîchissement un ennemi vient le combattre : Amalek, arrière-petit-fils d’Ésaü : son nom signifie : celui qui demeure dans une vallée. Il vient attaquer ses cousins, éloignés certes, mais cousins quand même, c’est-à-dire descendant de Jacob.

 Les descendants de Jacob ont continué de s’attacher à l’Eternel. Les descendants d’Ésaü s’intéressent toujours aux choses terrestres, aux choses de la chair, ils marchent dans les ténèbres. Cela devient une guerre de nations, sur le plan spirituel une guerre de royaume : le combat entre l’homme naturel, charnel  et l’homme spirituel, quoi que encore charnel. C’est là querelle entre Jacob et Ésaü qui continue. Les Amalécites ce sont des hommes de la plaine, nous précise la Bible. La plaine symbolise la voie large de la perdition,  la vie facile sans effort, la voie large dont parle Jésus. C’est la voie de la chair qui n’est jamais satisfaite et qui veut toujours plus, pour satisfaire son ego.

Israël se tient sur la montagne pour combattre. La montagne symbolise la voie étroite, celle que Jésus nous enseigne. La montagne également un cœur qui s’élève dans la louange et l’adoration. La montagne nous rappelle Jésus, qui le matin avant le lever du jour s’isolait de ses disciples, pour avoir sa relation avec le Père. Psaume 15- 1 et 2 : Qui demeurera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice, et qui dit la vérité selon son cœur.

 Les Amalécites nous sont données comme exemple d’homme naturel ou charnel. Mais ils symbolisent également tous nos problèmes de la chair qui n’ont pas été réglés. Et qui réapparaissent dans nos vies dans les moments de fatigue ou de repos ou de relâche, ou dans la vieillesse. C’est à ces moments là que la chair voudra reprendre la direction de nos vies.

Israël vit comme un chrétien charnel. Il est sous la protection du Saint Esprit, mais son âme est encore pleine de l’Égypte.  Toutefois il a à sa tête un homme qui craint l’Eternel, se laisse diriger par l’Eternel : Moïse qui a fait l’expérience du Saint Esprit lors de la rencontre au buisson ardent.

Les Amalécites vivent selon les principes du monde. Israël apprend à vivre selon les principes du royaume de Dieu. Ce sera son premier combat après sa sortie d’Égypte. Jusqu’à maintenant Israël n’a jamais combattu, ni appris à  combattre. Son ennemi ne vient pas l’attaquer de face mais par derrière, en traître, nous le verrons plus loin.

Moïse, l’homme levé par Dieu, dit à Josué, chef de l’armée d’Israël : choisis des hommes, sort et combat Amalek. Demain je me tiendrai sur la colline La verge de Dieu à la main. Celui qui tient le bâton, c’est celui qui a l’autorité, c’est lui qui décide, qui prend les décisions.

 Le fait que Moïse  gravit la montagne pour diriger la bataille, nous montre que dans un combat spirituel nous devons nous élever au-dessus de la situation, au-dessus du problème, au-dessus de l’ennemi. Afin de chercher les directives de Dieu qui siège sur la montagne d’ou nous viendra le secours. Sinon nous combattrons dans la chair

Ephésiens 6 – 12 à 17; Revêtez vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.

  Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ;

Mettez pour chaussures à vos pieds, le zèle que donne l’Evangile de paix ; prenez par–dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.

Moïse se fatiguait dans sa chair, aussi lorsqu’il baisse sa main, Amalek, dans la plaine était le plus fort. Lorsque Moïse levait la main avec l’autorité de Dieu, Josué et l’armée d’Israël gagnaient du terrain. Notons que l’armée d’Israël  avait été préparée : choisis des hommes et combats Amalek. Josué fit ce que Moïse lui avait ordonné.

Rappelons qu’Amalek représente la chair qui combat les choses de l’esprit. Mais à nouveau les mains de Moïse se fatiguent et Amalek  gagne du terrain à nouveau. Cela nous montre combien nous devons être vigilants dans les temps de fatigue.

Matthieu 26 — 41 : veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation, l’esprit et bien disposé, mais la chair est faible. Même si nous marchons par l’Esprit, notre chair guette la moindre faiblesse de notre part, pour reprendre le commandement. Comme Amalek, à cause de la fatigue des mains de Moïse, reprenait le terrain perdu.

La solution se tient dans le verset 12 : les mains de Moïse étaient fatiguées. Ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus, Aaron et Hur lui tenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, ainsi ses mains restèrent  fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée

 Deux points sont importants et à retenir dans ce verset :

« Ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus »

Ici, le mot pierre en hébreu (eben) c’est le même mot que dans le passage de la Genèse 28– 11 : ou Jacob dort sur une pierre après avoir quitté sa famille pour se rendre chez Laban : Il arriva dans un lieu où il passa la nuit, car le soleil était couché. Il  prit une pierre « eben » dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu.

Ce même mot nous le trouvons encore dans le Psaume de 118 — 22 la pierre « eben » que les bâtisseurs ont rejetée est devenue la principale, celle de l’angle.

Nous le retrouvons encore dans Esaïe 28 — 16 : Voici j’ai mis pour fondement en Sion une pierre «eben», une pierre «eben» éprouvée, une pierre angulaire de grand prix, solidement posée. Celui qui la prendra pour appuie n’aura pas hâte de fuir. Ce passage de la Bible nous éclaire et nous donne la révélation, l’identification de cette pierre sur laquelle  Moïse s’est assis : C’est Jésus. Il était assis en Christ. Éphésiens 2 –6 : il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ.

Moïse a trouvé de la stabilité et de la force  dans le combat contre la chair ou les Amalécites, à partir du moment où il s’est assis en Christ.

Deuxièmement : Dieu a placé à ses côtés Aaron, dont le nom signifie haut placé et éclairé, et Hur dont le nom signifie : blancheur, pour soutenir ses mains. À partir de ce moment-là les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil c’est-à-dire jusqu’à la victoire complète Cela nous montre vulnérabilité et la fragilité d’un chrétien isolé.

Enfin retenons-les paroles de Dieu lui-même pour la suite, même si Amalek ou la chair a perdu la guerre dans cet épisode, il n’a pas dit son dernier mot nous le verrons par la suite. Dieu non plus, Dieu dit qu’il effacera à tout jamais le règne de la chair, parce qu’elle a levé la main sur le trône de l’Eternel ou le siège de son gouvernement. L’Eternel dit à Moïse : Ecris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux.

Il dit : Parce que la main a été levée sur le trône de l’Eternel, il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek, de génération en génération.

Dans toutes victoires soyons reconnaissants envers Dieu, comme Moïse qui battit un autel et qu’il nomma : l’Eternel ma bannière.

Nombres 24 — 20 : nous donne les paroles que Dieu met dans la bouche du prophète Balaam, qui est venu à la demande du roi Balaq, roi de Moab, pour maudire Israël. Mais Dieu met dans sa bouche plutôt une bénédiction envers Israël : Balaam vit Amalek, il prononça son oracle et dit : Amalek est la première des nations, mais un jour il sera détruit.

Voici une des dernières paroles que Moïse adresse au peuple d’Israël, avant de mourir, il rappelle la promesse de Dieu de détruire Amalek ou ce qui vient de la chair :

Deutéronome 25 — 17 à 19 : Souviens toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d’Egypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi–même.

 Lorsque l’Eternel, ton Dieu, après t’avoir délivré de tous les ennemis qui t’entourent, t’accordera du repos dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux : ne l’oublie point.

La lutte entre Israël et Amalek continue en terre promise. Juges 6-3 à 5 : Quand Israël avait semé, Madian montait avec Amalek et les fils de l’Orient, et ils marchaient contre lui.

  Ils campaient en face de lui, détruisaient les productions du pays jusque vers Gaza, et ne laissaient en Israël ni vivres, ni brebis, ni bœufs, ni ânes.

  Car ils montaient avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient comme une multitude de sauterelles, ils étaient innombrables, eux et leurs chameaux, et ils venaient dans le pays pour le ravager.

À nouveau dans juges 6-33 : Tout Madian, Amalek et les fils d’Orient, se rassemblèrent, ils passèrent le Jourdain, et campèrent dans la vallée de Jizréel. Jizréel signifie : Dieu sème, planté de Dieu, c’est la plaine la plus riche d’Israël. Nous pouvons dire : le grenier d’Israël.

Juges 7-12 :Madian, Amalek, et tous les fils de l’Orient, étaient répandus dans la vallée comme une multitude de sauterelles, et leurs chameaux étaient innombrables comme le sable qui est sur le bord de la mer.

Israël symbolise chacune de nos vies de croyants. Remarquons à travers la lecture de ces versets, Amalek, c’est le peuple qui dévore, ou la chair qui cherche à dévorer la vie de l’Esprit. La chair peut détruire la nature de Dieu en moi, en vous, le plan de Dieu pour ma vie, vos vies. Son attaque ne vient jamais en face, mais toujours par derrière ou d’une manière sournoise, pernicieuse, pour voler notre temps, notre communion avec Dieu, surtout quand nous sommes fatigués ou distraits, ou dans un temps de vacances.

La chair arrive comme Amalek a agi avec Israël qui sortait d’une captivité de quatre siècles. En plus ce peuple était affaibli, à cause de la chaleur du désert et la soif. De même ce peuple commençait à se poser les questions : pourquoi Dieu l’avait fait sortir de l’esclavage ? Etait ce pour continuer à vivre dans les épreuves ? Le doute l’assaillait, le découragement, les murmures contre Moïse et contre Dieu sortaient de leur bouche. Tout comme Israël murmurait pendant l’esclavage, contre les Egyptiens.

 Mais plus Israël murmurait, plus il s’éloignait de la bénédiction de Dieu, et plus il donnait d’emprise à Amalek. C’est ainsi que vont agir les problèmes de la chair qui ne sont pas réglés dans nos vies : dévorer la vie de l’esprit, notre identité, notre communion avec Dieu, mettre des discordances dans nos relations etc.

 

 

 

 

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